Les véhicules importés présentent un niveau de dommages nettement supérieur à ceux qui circulent en France
Une étude conduite entre début 2025 et début 2026 met en évidence un écart considérable entre l’état des véhicules importés et ceux utilisant exclusivement le marché intérieur français. Selon cette recherche, près de 68,5 % des voitures provenant de l’étranger présentent des traces de dommages, contre seulement 25,9 % pour celles achetées et exploitées uniquement en France. En d’autres termes, une voiture importée a environ deux fois et demi plus de chances d’avoir été endommagée ou accidentée que son équivalent local, ce qui souligne un risque accru associé à l’importation de véhicules.
Les défis liés à l’historique des véhicules importés
Selon Matas Buzelis, spécialiste des questions automobiles chez carVertical, chaque pays applique ses propres réglementations en matière de protection des données. En absence d’un système global uniforme permettant d’accéder à l’historique complet d’un véhicule importé, la fiabilité du marché de seconde main en pâtit. Lorsqu’un véhicule traverse une frontière, son historique repart généralement de zéro : certains dommages antérieurs peuvent être dissimulés et le kilométrage peut avoir été falsifié, compliquant ainsi la tâche de tout acheteur souhaitant faire une vérification approfondie.
Un tiers des véhicules d’occasion en France ont une origine étrangère
Le danger principal concerne notamment les véhicules ayant subi des accidents à l’étranger, puis réparés dans leur pays d’origine ou lors de leur revente. Ces véhicules peuvent présenter des dommages structuraux importants, souvent réparés avec des pièces de moindre qualité. Les acheteurs, séduits par des prix avantageux ou des équipements plus modernes, tendent à effectuer des vérifications superficiellement, voire à l’ignorer complètement, ce qui peut leur laisser découvrir trop tard l’ampleur des réparations qui ont été réalisées.
Le risque accru associé à l’importation de voitures accidentées
Selon Matas Buzelis, les statistiques montrent que les voitures importées présentent un risque plus élevé. Certains acteurs achètent intentionnellement des véhicules accidentés, les remettent en état à moindre coût et les revendent sur d’autres marchés, souvent sans transparence totale. Bien que tous les véhicules importés ne soient pas problématiques, il est clair que la proportion de modèles présentant des antécédents de sinistres est considérablement plus importante dans ce secteur.
Les acheteurs français privilégient la sécurité et l’intégrité des véhicules
Plus de 75 % des automobilistes en France refusent d’acquérir une voiture ayant subi un grave accident
Alors que les défauts esthétiques mineurs peuvent être acceptés par beaucoup d’acheteurs, une majorité écrasante, soit 84,9 %, considère que la gravité d’un accident antérieur constitue un critère déterminant lors du choix d’un véhicule d’occasion. La qualité de la réparation et l’absence de traces de sinistre jouent donc un rôle crucial dans la décision d’achat.
La majorité des Français se méfient des véhicules ayant un passé accidenté
Selon une étude récente, 76,2 % des répondants déclarent qu’ils n’achèteraient pas une voiture ayant été gravement accidentée, même si celle-ci semble parfaitement remise en état. Par ailleurs, la moitié des personnes interrogées (50,4 %) indiquent qu’elles sont prêtes à débourser davantage pour un véhicule dont elles ont la certitude qu’il n’a jamais été accidenté. Ces chiffres reflètent une forte conscience des risques liés à l’achat de véhicules endommagés, et un désir bien ancré de privilégier la sécurité et la transparence dans leur choix.






