Pensez au plan d’investissement programmé pour votre PEA afin d’optimiser votre argent

Sophie Lambert

Une popularité croissante de l’investissement en Bourse chez les Français

Il apparaît que l’intérêt des Français pour la Bourse diminue de plus en plus, peu à peu, peut-être, en raison du succès qu’a rencontré le Plan d’épargne en actions (PEA). Selon les statistiques récentes de la Banque de France, on recense près de 5,6 millions de PEA en activité, avec un montant total d’épargne dépassant les 126 milliards d’euros à la fin du quatrième trimestre 2025. La montée en puissance de ces dispositifs d’épargne n’est pas le seul facteur à expliquer cette tendance, puisque le Plan d’investissement programmé (PIP) joue également un rôle significatif dans cette nouvelle dynamique.

Le PIP, ou le concept de l’investissement automatique et simplifié

Le Plan d’investissement programmé, ou PIP, connaît un engouement grandissant, notamment auprès des jeunes de moins de 30 ans. On le surnomme parfois en anglais « lazy investing », ce qui signifie littéralement « investissement paresseux ». Le principe de cette méthode est simple : il ne nécessite pas une gestion active ou une prise de décisions régulières. Il suffit d’autoriser la banque à effectuer des prélèvements automatiques à intervalles réguliers, et l’intelligence artificielle des systèmes bancaires se charge d’investir selon un calendrier préétabli. En ce sens, le PIP s’inspire du fonctionnement de l’assurance vie, avec des versements programmés réguliers.

Les avantages d’un investissement automatisé et régulier

Le principal avantage de cette approche réside dans sa facilité d’utilisation : chaque mois, par exemple, le souscripteur verse une somme fixée qui est automatiquement investie. Cette stratégie évite à l’investisseur de devoir passer des ordres manuels ou de se soucier du meilleur moment pour acheter des actions, un paramètre souvent difficile à anticiper. Elle élimine également le stress lié à la surveillance constante des marchés, ainsi que la crainte de faire de mauvais investissements en se précipitant dans une hausse ou une baisse de marché.

Une vision à long terme pour la Bourse

Il est difficile de prévoir précisément quand la Bourse ou un indice comme le CAC 40 va connaître une hausse significative. Pourtant, on sait que sur le long terme, les marchés financiers ont tendance à progresser, malgré les nombreuses crises et corrections boursières. Par exemple, en dix ans, l’indice CAC 40 est passé de 4 300 points à plus de 8 000, illustrant une croissance notable qui récompense ceux qui adoptent une stratégie d’investissement durable. Parier sur un succès immédiat ou essayer de timer le marché relève plus des experts que du particulier lambda, dont le meilleur choix est souvent une contribution régulière et à long terme.

Des investissements accessibles et peu contraignants

L’un des grands avantages du PIP est qu’il permet à chacun d’investir même de très petites sommes, parfois à partir de 15 euros par mois, voire même un euro chez certaines banques en ligne. Cette facilité d’engagement permet d’incorporer l’épargne en Bourse dans un budget personnel, sans que cela ne devienne une surcharge ou une contrainte. La simplicité de ce modus operandi est une raison majeure de son succès, surtout pour les jeunes qui débutent dans l’investissement.

Une stratégie pour réduire les risques d’entrée sur le marché

Une autre facette avantageuse du PIP est qu’il constitue une manière simple d’adopter une stratégie d’achat échelonné. Investir en une seule fois un capital important comporte le risque d’arriver au marché au plus haut, ce qui pourrait réduire la rentabilité future. En étalant ses achats dans le temps, on limite ce risque, car on acquiert des actifs à divers moments, augmentant ainsi ses chances d’acheter à des prix plus bas ou, au pire, en évitant les achats au sommet. Cela permet de faire baisser le coût moyen par action, ce qui peut profiter à long terme.

Les conditions pour bénéficier pleinement du PIP

Toutefois, pour tirer avantage de cette stratégie, il faut être prêt à côté de la laisser évoluer sur une période longue, généralement au moins huit ans. De plus, si l’objectif est également de bénéficier de l’attractivité fiscale du PEA — qui exonère d’impôt sur le revenu les gains réalisés après un délai minimal de cinq ans — il est nécessaire de conserver le plan pendant au moins cette durée. Bien que les prélèvements sociaux restent dus, cette exonération offre un intéressant coup de pouce fiscal à l’épargnant voulant faire fructifier son capital sur le long terme.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.