George Clooney critique l’administration Trump et évoque la honte des États-Unis en tant que kakistocratie

Sophie Lambert

Lors d’une déclaration faite le mercredi 2 septembre, à l’âge de 65 ans, George Clooney a prononcé des mots forts à propos de la situation politique qui prévaut aux États-Unis. Il a évoqué le concept de “kakistocratie”, un terme peu courant qui désigne un régime gouverné par ceux qui manquent le plus de compétence. Selon lui, le pays pourrait actuellement être sous la domination de ces individus peu qualifiés, tout en restant confiant sur la possibilité que cela puisse changer : « Peut-être vivons-nous dans une kakistocratie en ce moment, mais il faut garder espoir. » Le mot, emprunté à l’ancien grec, est composé de « kakos », signifiant « mauvais » ou « de faible qualité », et de « kratos », qui veut dire « pouvoir » ou « domination ». La traduction littérale pourrait se comprendre comme une « gouvernance par les pires personnes ».

Ce n’est pas la seule fois où l’acteur, célèbre pour ses positions souvent engagées, a exprimé sa désapprobation face à la situation actuelle aux États-Unis. Il a souligné son malaise face à l’actualité politique de son pays : « Je pense vraiment que nous traversons une période malheureuse dans notre histoire. Pour moi, ce n’est même pas une exagération de dire que c’est une crise. » Lorsqu’il s’est penché sur des sujets variés tels que l’intelligence artificielle ou la crise climatique, Clooney a partagé son sentiment de « honte » vis-à-vis du gouvernement américain, révélant sa déception face à la façon dont la nation est gouvernée en ce moment.

Un regard plein d’espoir pour l’avenir de la démocratie américaine

Malgré ce constat désolant, l’acteur n’a pas perdu tout espoir. En évoquant les prochaines échéances électorales, notamment celles de mi-mandat prévues en novembre, Clooney s’est montré plutôt optimiste quant à l’avenir politique du pays. Selon lui, ces élections pourraient permettre à l’opposition de s’imposer comme un « contre-pouvoir » solide capable de lutter contre le pouvoir en place. Il envisage aussi une reconstruction progressive de la normalité : « En 2028, avec un peu de chance, nous retrouverons une certaine normalité. »

Le récent climat politique semble donc alimenter une certaine inquiétude, mais l’acteur espère une évolution positive et s’accroche à l’idée que le retour à un équilibre démocratique est possible, à condition que le scrutin fasse la différence. Il désire croire que la situation ne restera pas catastrophique indéfiniment, et il mise sur une éventuelle reprise en main de la gouvernance américaine dans un futur proche. Ses propos témoignent de son souhait que la démocratie, malgré les turbulences, puisse retrouver sa stabilité.

Une rétrospective sur une époque de tensions aux États-Unis

Pour apporter une perspective personnelle sur la situation actuelle, Clooney a évoqué ses souvenirs des turbulences qui ont marqué l’histoire récente des États-Unis dans les années 1960. Il a raconté avoir vécu cette période trouble, en particulier l’année 1968, qui a été marquée par de nombreux incidents violents dans les grandes villes du pays. Selon lui, cette année-là a été particulièrement terrible : « Je suis assez âgé pour avoir vécu 1968 aux États-Unis, quand toutes les grandes villes étaient en flammes, et que nous avons perdu Martin Luther King et Bobby Kennedy la même année. » Il a souligné la violence intense qui caractérisait cette période, avec notamment l’emprisonnement du Capitole par des chars et une atmosphère d’insécurité généralisée.

Cette référence à une époque de grands bouleversements montre que Clooney veut souligner qu’il connaît la difficulté et la complexité des périodes de crise. Même si l’avenir actuel semble sombre, il souhaite rappeler que l’histoire des États-Unis a connu des moments difficiles, mais que la résilience a toujours été une caractéristique du pays. Son propos invite donc à garder espoir, en se souvenant que même dans les pires moments, la nation a pu rebondir et retrouver une voie plus paisible.

Si vous souhaitez plus d’informations ou d’autres réflexions, n’hésitez pas à consulter les récits personnels ou historiques qui enrichissent cette perspective.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.