Eva Ionesco accuse Emmanuel Pierrat de détention de ses photos pédopornographiques

Sophie Lambert

Voici une reformulation complète du texte, en conservant l’intégralité de l’information tout en utilisant des termes et une structure différents :

Une plainte a été déposée contre l’avocat Emmanuel Pierrat par l’autrice Eva Ionesco, qui l’accuse de détenir et de garder en sa possession des photographies à caractère pornographique, prises durant son enfance par sa propre mère. Depuis plusieurs années, Eva Ionesco tente d’empêcher la diffusion de ces images. La démarche, qui consiste à déposer une plainte avec constitution de partie civile, a été envoyée au parquet de Paris, comme l’ont confirmé Mes Lisa Gordet et Benjamin Chouai, apportant ainsi une confirmation à une information révélée par le journal Libération.

Il s’agit là d’une étape supplémentaire dans une longue procédure judiciaire que mène Eva Ionesco, âgée de 61 ans, pour faire obstacle à la commercialisation de clichés que sa défunte mère, la photographe Irina Ionesco — décédée en 2022 — avait pris d’elle lorsqu’elle était mineure, entre l’âge de 4 et 11 ans. Très proche de sa mère, Me Pierrat, qui a aujourd’hui 58 ans, est également son exécuteur testamentaire. Eva Ionesco l’accuse d’avoir en sa possession des photos à caractère érotique et pornographique, malgré des décisions de justice qui auraient dû lui interdire de détenir ou de diffuser ces images. La plainte, dont l’AFP a obtenu une copie, dénonce le fait qu’elle aurait exposé ces clichés dans son cabinet et qu’elle tenterait de les vendre en secret, notamment lors d’enchères.

Selon l’agence, Emmanuel Pierrat n’a pas répondu lorsqu’il fut contacté par l’AFP. Il est également attendu pour un jugement prévu le 9 septembre dans une affaire distincte de harcèlement moral portée contre lui par certains de ses collaborateurs. La plainte indique que, depuis de nombreuses années, Eva Ionesco lutte pour que soient saisies ces images, qu’elle considère comme des preuves de maltraitance et d’abus. La jeune femme subit également une humiliation publique persistante liée à la nature exploitée de son image lors de séances photographiques alors qu’elle était mineure, un traitement qu’elle qualifie d’odieux.

Une autre étape importante dans cette affaire concerne la clôture, début mai, d’une procédure simplifiée, qui n’a pas abouti faute de preuves suffisantes. Eva Ionesco exprime toutefois son mécontentement car aucune recherche n’a été menée chez Me Pierrat pour retrouver les clichés en question. Elle ajoute également avoir dû, de façon urgente, suspendre une vente aux enchères organisée en mai dernier, pour empêcher la diffusion des photographies. Cette démarche illustre tout le combat de la plaignante contre la perte de son enfance et la préservation de son droit à la confidentialité, ainsi que la volonté de contrôler l’utilisation de son image.

Les avocats de la plaignante, Mes Gordet et Chouai, précisent que « l’enfance d’Eva Ionesco a été volée » et que, jusqu’à présent, elle doit continuer à lutter contre Me Pierrat. La plainte représente aujourd’hui la seule issue possible pour que les œuvres soient saisies, car une personne ne peut être réduite à une simple œuvre artistique. La justice pénale doit maintenant trancher pour déterminer si ces clichés doivent être considérés comme des preuves ou non, et si leur détention ou leur diffusion est légitime ou abusive.

Ce contexte est toujours à suivre, car ces dossiers complexes mettent en lumière des enjeux de vie privée, de droits des mineurs et de liberté d’expression, tout en soulevant des questions relatives à la réparation et à la justice pour les victimes d’abus ou d’exploitation durant leur enfance.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.