Deux touristes allemands meurent noyés sur les plages du Pays basque, dans les Pyrénées-Atlantiques

Sophie Lambert

Plusieurs drames liés à la baignade ont tragiquement eu lieu mercredi sur le littoral du Pays basque, où deux hommes allemands, âgés respectivement de 53 et 80 ans, ont perdu la vie par noyade. Ces incidents ont eu lieu sur deux plages différentes, situées à Bidart et à Anglet, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, sur des secteurs dépourvus de sauveteurs. La surveillance quotidienne de ces plages s’étant arrêtée au 31 août, les sauveteurs présents sur place n’ont pas pu intervenir pour sauver ces baigneurs en détresse.

Un début de journée particulièrement tragique a été enregistré à 14h15, lorsque le premier touriste allemand, nageant à Bidart sur la plage du Pavillon-Royal, a été repéré par des surfeurs en difficulté. Souffrant d’un arrêt cardio-respiratoire, il a été extrait de l’eau par des sauveteurs qui ont tenté une réanimation, sans succès. Selon le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Pyrénées-Atlantiques, l’homme n’a pas pu être sauvé. À ce moment-là, ses deux enfants, âgés de 19 et 15 ans, se trouvaient également sur la plage, témoignant de la proximité de la famille à ce drame.

Après cette première tragédie, les secours ont été alertés pour un second événement quelques heures plus tard, lorsque la corps d’un autre nageur, également un ressortissant allemand, a été découvert à la plage des Corsaires à Anglet. L’individu de 80 ans avait été retrouvé en arrêt cardio-respiratoire, dans un état de noyade avancée, sur une plage où la surveillance était encore assurée. La détection rapide permis aux sauveteurs de constater sa disparition immédiate, indiquant qu’il était déjà décédé. La mairie d’Anglet a confirmé le décès, précisant que le décès était survenu en stade 4 de noyade, c’est-à-dire dans un état très critique à l’issue de l’intervention des secours.

Malgré la fin officielle de la saison de surveillance sur certaines plages du Pays basque à la fin du mois d’août, la vigilance n’est pas totalement levée. En effet, sur la côte, le dispositif de sécurité a été maintenu sur certains secteurs durant le mois de septembre, et même quelques week-ends d’octobre afin d’assurer une surveillance renforcée ou préventive dans les zones les plus fréquentées ou considérées comme plus risquées. La suspension de la surveillance en cette période ne peut cependant pas empêcher certains incidents tragiques, comme ceux survenus ce mercredi, qui rappellent l’importance de rester prudent lors de la baignade en mer.

En somme, ces événements rappellent que sur certaines plages du Pays basque, la dangerosité de la mer ne disparaît pas totalement à la fin de l’été, malgré la fin officielle de la surveillance. La vigilance doit demeurer constante, surtout dans ce contexte où les secours ne sont pas toujours immédiatement disponibles sur tous les secteurs. La mer peut se révéler imprévisible et fatale pour ceux qui ne respectent pas les consignes, ou qui se trouvent en difficulté dans des zones non surveillées. La prudence reste donc de mise pour tous ceux qui choisissent de profiter des plaisirs de l’océan, même à la fin des vacances.

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Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.