Ce qu’il faut éviter avec votre voiture électrique en cas de canicule

Sophie Lambert

Les températures extrêmes et leur impact sur les batteries des véhicules électriques

Les accus lithium-ion, qui constituent la majorité des batteries utilisées dans les voitures électriques modernes, sont particulièrement sensibles aux variations extrêmes de température. Leur fonctionnement optimal se situe généralement dans une fourchette comprise entre 20 et 25 degrés Celsius. Lorsqu’il fait très chaud, notamment lorsque le thermomètre dépasse les 35 °C, leur performance tend à diminuer considérablement. Cette plage de température idéale n’est pas toujours respectée lors des chaudes journées d’été, ce qui peut entraîner des problèmes de fonctionnement pour ces batteries, notamment une dégradation rapide de leur efficacité. En conditions de chaleurs extrêmes, la gestion thermique devient essentielle afin de préserver la longévité de la batterie.

Les dangers de la surchauffe pour la batterie et ses composants électroniques

Une fois la température ambiante ou celle de la batterie elle-même franchie la barre des 45 °C, la batterie commence à surchauffer. Quand cela survient, le risque pour la batterie augmente, puisqu’elle peut atteindre des températures supérieures à 70 °C, ce qui nuit gravement à ses composants électroniques internes. La surchauffe accélère la dégradation de ces éléments, compromettant la capacité de recharge et la performance globale du véhicule électrique. La chaleur excessive est également susceptible de réduire la durée de vie de la batterie, endommageant ses cellules et ses circuits. La température extérieure, combinée à un usage intensif ou à une conduite sportive, peut faire grimper rapidement la température de la batterie, accentuant ainsi ces risques de surchauffe.

Le conseil essentiel : éviter de laisser sa voiture en plein soleil

Lors de périodes de forte chaleur, il est fortement conseillé de stationner son véhicule à l’ombre ou dans un garage. En effet, exposer un véhicule électrique au soleil peut faire grimper la température de la batterie à des niveaux délétères, dépassant souvent les 45 °C, voire atteignant plus de 70 °C dans certaines circonstances. En plein soleil, la température à l’intérieur d’une voiture peut rapidement atteindre des seuils critiques, surtout lorsque la température extérieure oscille entre 38 et 41 degrés. Pour préserver la performance de la batterie, il vaut mieux éviter de laisser le véhicule stationné en plein soleil pendant de longues périodes. Cette précaution permet non seulement de limiter la surchauffe mais aussi de préserver la capacité de la batterie à se recharger efficacement.

Protéger sa batterie en choisissant bien son stationnement

Même si les voitures électriques sont équipées de systèmes de refroidissement, ces dispositifs ont leurs limites face aux fortes chaleurs. Il est donc recommandé de stationner dans un endroit frais, idéalement à l’abri dans un garage ou à l’ombre d’un arbre. Sans cela, la surchauffe peut fortement réduire l’autonomie du véhicule, car une batterie en surchauffe voit sa puissance nominale diminuer. La baisse d’autonomie n’est pas anodine ; elle résulte souvent d’un fonctionnement à une capacité inférieure à celle annoncée par le constructeur. Afin de limiter cet effet, il est prudent d’adopter ces réflexes simples : garer la voiture à l’abri du soleil et éviter de l’exposer à la chaleur durant les périodes les plus chaudes de la journée pour préserver au mieux la santé de la batterie.

Les recommandations pour recharger son véhicule durant les périodes chaudes

Lorsque l’on doit recharger une voiture électrique par forte chaleur, il est conseillé de le faire durant la partie la plus fraîche de la journée, à savoir tôt le matin, en soirée ou même durant la nuit. La chaleur ambiante influence non seulement la performance de la batterie, mais aussi celle du processus de recharge. Arrêter la charge lorsque la température est élevée permet ainsi d’éviter une surcharge thermique qui pourrait endommager la batterie. En outre, si votre voiture est équipée d’une pompe à chaleur ou d’une climatisation réversible, ces options utilisent généralement moins d’énergie, ce qui peut également contribuer à préserver l’autonomie et la santé de la batterie.

Attention à l’usage intensif de la climatisation par grande chaleur

Lors des canicules, il est tentant de mettre la climatisation à fond pour rafraîchir l’intérieur du véhicule. Cependant, cette pratique peut considérablement faire chuter l’autonomie, car le fonctionnement de l’air conditionné nécessite de l’énergie supplémentaire. Sur un trajet de 200 kilomètres effectué en un peu plus de deux heures, un système de climatisation fonctionnant à une puissance de 2 kW peut faire perdre jusqu’à 30 kilomètres d’autonomie. Pour limiter cet impact, il est conseillé de pré-conditionner la voiture avant départ, en activant la climatisation lorsque le véhicule est encore branché sur une source de recharge, afin de limiter la consommation lorsque vous conduisez. Les véhicules équipés d’une pompe à chaleur réversible consomment généralement moins d’énergie pour le refroidissement, ce qui contribue aussi à limiter la perte d’autonomie.

Les effects de la chaleur sur la vitesse de recharge

La chaleur extrême influence également la rapidité avec laquelle une voiture électrique peut être rechargée. Lors de températures élevées, la vitesse de charge diminue car la batterie doit éviter la surchauffe. En raison de cette sécurité thermique, les systèmes de recharge adaptent automatiquement leur puissance lorsque la batterie approche de températures critiques. En conséquence, en plein été et par forte chaleur, le temps nécessaire pour recharger complètement une batterie à une borne rapide peut être sensiblement allongé. Cela veut dire que pour profiter d’une recharge optimale dans des conditions estivales extrêmes, il est préférable de planifier ses arrêts de recharge dans des lieux ombragés, ou dans des stations équipées de protections contre la chaleur, afin de garantir une décharge plus efficace et rapide.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.