Ils se trouvent en première ligne face à l’océan Atlantique, mais ne peuvent plus profiter de leur vue sur la mer : à Saint-Jean-de-Monts, en Vendée, les résidents de la résidence Clemenceau, construite en 1964, ont vu leur accès aux balcons interdit suite à un arrêté municipal daté du 15 juillet, selon les informations de TF1 Info. « Ces balcons sont en mauvais état. La peinture se décolle sur les sous-faces, et certaines plaques de béton se détachent. Nous avons pris cette décision pour préserver la sécurité des occupants et du public », explique le maire, Jean-Marc Beyrand.
Leurs balcons isolés et fragilisés
« Lorsqu’il pleut, l’eau ne s’évacue pas correctement, elle stagne. Les joints ont été endommagés, ce qui permet à l’eau de pénétrer sous le carrelage, provoquant le déplacement des dalles », témoigne une habitante contactée par le Courrier Vendéen. « Sur mon balcon, je ne me sens pas en sécurité. Je le limite à une simple utilisation pour y étendre mon linge », ajoute-t-elle.
Un problème de structure nécessitant une intervention rapide
Un défaut majeur a été identifié en janvier dernier, obligeant à engager rapidement des travaux de réparation. Cependant, la tâche est compliquée par la difficulté de désigner un maître d’œuvre et à convaincre les 40 copropriétaires de se mettre d’accord. La situation est critique : si aucune décision n’est prise d’ici la fin de l’année, le maire prévoira de prendre un arrêté suspendant l’usage de l’immeuble, ce qui obligerait ses occupants à le quitter.
Les coûts et les défis financiers face aux réparations
« Le coût de ces travaux sera conséquent », déplore le président du conseil syndical, interrogé par TF1. « Beaucoup de résidents envisagent de vendre, mais dans ces conditions, la vente ne se fera pas dans les meilleures circonstances. » Sur la côte atlantique, de nombreux bâtiments anciens sont exposés à la destruction ou à la dégradation à cause de l’érosion, du vent et de l’action saline.
Les enjeux de l’érosion côtière et la menace qui pèse sur les habitats
En 2023, un premier bâtiment, nommé le « Signal », situé sur la plage de Soulac-sur-Mer, en Gironde, a dû être détruit après une décennie de combat juridique. Ce bâtiment est devenu un symbole de la menace que représente l’érosion côtière. Selon le Groupement d’intérêt public (GIP) littoral, principal organisme en charge de la gestion de ce phénomène dans la région Nouvelle-Aquitaine, jusqu’à 6 700 logements et commerces pourraient être engloutis par la mer d’ici la moitié du XXIe siècle si aucune mesure n’est prise.






