Une histoire survenue en Espagne met en lumière un cas peu courant de licenciement dans le secteur du commerce. Un employé travaillant pour la chaîne de supermarchés Mercadona a été mis à la porte de son emploi après avoir consommé deux bâtonnets de réglisse à la fraise, racontent les médias locaux. Selon le récit rapporté par Noticias Trabajo, ces bonbons étaient destinés à être jetés, car ils provenaient d’un lot endommagé. La direction du magasin a considéré cette infraction comme très sérieuse, ce qui a conduit à une décision disciplinaire radicale.
Les événements se sont produits en février 2024. L’employé avait également distribué une boîte contenant des marchandises endommagées à un collègue, ce qui a été considéré comme une manœuvre inappropriée par la gestion. Le mois suivant, il a reçu une lettre de licenciement. Ce salarié était en poste chez Mercadona depuis 2021. La société a justifié cette décision en précisant qu’il ne s’agissait pas d’un incident isolé. En effet, elle a évoqué une tentative précédente, en décembre 2023, de l’employé de récupérer des sacs déchirés qui devaient être jetés, ce qui a renforcé la perception de son comportement inadmissible.
Une mesure disciplinaire qualifiée de « disproportionnée » et de « cohérente » par la justice
Cependant, l’individu concerné a fait appel en contestation de son licenciement devant le tribunal espagnol. Après une procédure longue et détaillée, la justice est arrivée à la conclusion que la sanction infligée était excessive par rapport aux faits. La cour a notamment relevé que l’entreprise n’aurait en réalité tiré aucun bénéfice de ces produits, puisqu’ils n’étaient plus destinés à la vente. La décision a également été jugée incohérente puisque, jusqu’alors, cette chaîne n’avait pas appliqué de sanctions équivalentes à d’autres employés pour des comportements similaires. De surcroît, le salarié a obtenu une excellente évaluation de ses performances juste après l’incident, ce qui revient à souligner une certaine incohérence dans la réponse de l’employeur.
Le licenciement a été considéré comme nul et non avenu. Le salarié devra donc être réintégré dans ses fonctions et percevoir les salaires qui lui ont été omis. Néanmoins, l’entreprise a la possibilité de faire appel de cette décision devant la cour suprême en Espagne, laissant une incertitude quant à la suite du dossier.






