Sortie ciné : Les Parfait(s), une comédie trop prévisible avec Audrey Fleurot

Sophie Lambert

Les Parfaits : une comédie familiale où l’arnaque coule dans les veines

Dans la famille Toussaint, de l’aïeul Bernard Farcy jusqu’au plus jeune, l’art de la fraude est presque une tradition transmise de génération en génération. Pour eux, réaliser une arnaque représente non seulement une habitude, mais aussi une activité lucrative qui peut rapporter gros. Cependant, lorsque les parents, Magalie, incarnée par Audrey Fleurot, et Sam, joué par Ramzy Bedia, se retrouvent dans une situation critique incapable de respecter leur engagement avec des mafieux beaucoup plus dangereux qu’eux, ils n’ont qu’une seule solution : fuir rapidement. Leur plan est audacieux. Pour sauvegarder leur vie, ils doivent prendre l’identité d’une famille impeccable, sans histoire, appelée les Parfait, et partir se réfugier en Écosse.

Une fois sur place, sous la direction d’un chef tyrannique et libertin interprété par Alan Cumming, les faux Parfait doivent faire preuve de ruse et de finesse pour ne pas se faire repérer. Leur objectif : dénicher un gros coup qui pourrait leur permettre de résoudre tous leurs problèmes financiers et personnels en un seul coup de maître. Cependant, réaliser ce coup n’est pas une mince affaire. Il faut réussir à déjouer les piéges et les regards scrupuleux de leur entourage écossais pour espérer décrocher la somme nécessaire. Tout cela dans un contexte où la moindre erreur pourrait leur coûter la vie ou leur liberté, faisant monter la tension jusqu’à l’éclatement.

Une comédie familiale aux accents clichés et à l’humour prévisible

Le film intitulé Les Parfait(s) : arnaques en famille illustre un exemple typique de comédie à l’américaine, mais dans une version qui peut parfois manquer d’originalité. La narration semble trop calibrée, se complaisant dans des clichés qui nourrissent une intrigue peu surprenante. Étant installé dans un décor écossais, le récit ne peut s’empêcher d’évoquer une distillerie de whisky, ce qui aurait pu donner un aspect pittoresque mais qui, ici, apparaît comme une évidence facile. Les attentes sont centrées aussi bien sur des moments de comédie que sur des plans astucieux de la part des personnages, mais le résultat à l’écran demeure balisé et déjà vu. Tout n’est qu’un enchaînement de scènes familières, sans forte originalité.

Malgré cette apparence peu innovante, le spectateur ne passe pas un mauvais moment. La distribution, composée et enthousiaste, semble prendre un plaisir évident à évoluer dans cette version de l’Écosse. Leur jeu et leur bonne humeur transparaissent à l’écran, ce qui peut compenser en partie la faiblesse du scénario. Au-delà des clichés et des prévisibilités, cet aspect permet d’apprécier cette escapade écossaise pour ce qu’elle est : une comédie divertissante, sans prétention mais qui sait faire sourire.

Informations pratiques et contexte de diffusion

Le film Les Parfait(s) : arnaques en famille est réalisé par Ludovic Bernard et sa sortie en salle est programmée pour le mercredi 24 juin. La durée de l’œuvre est de 1 heure et 34 minutes, ce qui en fait une comédie relativement courte et accessible. Le film s’inscrit dans une veine légère, adaptée pour ceux qui souhaitent passer un bon moment sans se prendre la tête, tout en découvrant cette aventure rocambolesque dans un cadre écossais pittoresque.

Ces quelques éléments résument la teneur de cette comédie familiale qui, même si elle ne révolutionne pas le genre, offre un agréable divertissement grâce à une distribution engagée et une trame simple mais efficace, dans un décor qui peut captiver tout spectateur amateur de l’Écosse et de ses paysages.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.