Qui doit payer l’effondrement d’un mur de soutènement en immobilier ?

Sophie Lambert

Voici une reformulation détaillée des paragraphes, en respectant vos consignes :

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Un mur qui semble ordinaire, placé entre deux habitations ou le long d’un espace vert, peut en réalité s’avérer être un ouvrage de soutènement. C’est une surprise pour certains propriétaires, surtout lorsque ce mur nécessite des réparations ou menace de s’effondrer. La découverte de la véritable nature de ce mur peut compliquer la compréhension des responsabilités et des travaux à engager.

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Contrairement à un mur mitoyen, qui sert généralement à diviser deux propriétés, qu’il s’agisse d’un jardin, de deux bâtiments, de terrains agricoles ou d’une cour, le mur de soutènement a une fonction différente. Il est destiné à retenir un terrain en pente afin de prévenir tout glissement de terrain, tout en protégeant la stabilité de certaines structures bâties en contrebas. La construction de ces murs peut utiliser diverses matières comme la pierre, le béton en parpaings ou encore des cages métalliques remplies de pierres, appelées gabions. La hauteur de ces ouvrages varie en fonction de la nature du sol et de l’inclinaison de la pente qu’ils doivent stabiliser.

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Étant donné que la nature d’un mur mitoyen et celle d’un mur de soutènement diffère sensiblement, la législation prévoit pour chacun des règles spécifiques. Bien qu’ils puissent tout d’abord sembler identiques, leur rôle et leur régime juridique diffèrent, notamment en ce qui concerne la propriété et l’obligation de maintenance. De plus, il arrive que deux murs initialement conçus comme mitoyens évoluent au fil du temps pour devenir des murs de soutènement, surtout lorsque l’un des propriétaires modifie le niveau de son terrain. Cette modification peut exercer une pression sur le mur, qui fini par remplir une fonction de soutènement.

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Les règlements qui encadrent la construction et l’entretien des murs de soutènement sont précis et doivent être bien assimilés pour éviter tout litige ou malentendu. Ce type de mur appartient à un propriétaire qui en bénéficie directement : il en détient la pleine propriété et doit en assurer la maintenance. Par contre, le voisin dont le terrain est adjacent n’a aucun droit ni obligation relatifs à ce mur, sauf cas particuliers précisés par la loi ou une décision judiciaire.

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Selon une décision de justice rendue en février 2022, la Cour de cassation a souligné qu’un mur de soutènement ne peut empiéter sur le terrain voisin, sauf si le propriétaire peut prouver qu’il a été construit en partage avec le voisin dans un passé antérieur. En d’autres termes, toute extension ou dépassement du mur sur la propriété voisine est interdit sauf preuve d’un accord préalable pour sa construction conjointe.

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L’arrêt mentionne également que la responsabilité concernant cet ouvrage revient entièrement au propriétaire qui en a la charge. La personne doit se charger non seulement de son entretien régulier, mais aussi de toute réparation ou remplacement si celui-ci ne parvient plus à remplir sa fonction. Toutefois, cette responsabilité peut évoluer si, par exemple, le terrain en contrebas est modifié, comme par une excavation ou un aménagement du sol au pied du mur. Dans ce cas, le propriétaire du terrain inférieur pourrait être tenu responsable de certains coûts liés à la réparation ou à la remise en état de l’ouvrage, surtout si ses actions ont affaibli la structure.

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La gestion de l’entretien d’un mur de soutènement dépend de principes généraux mais doit aussi prendre en compte les particularités propres à chaque situation. Il est essentiel, lors de l’achat d’un bien immobilier, d’examiner attentivement si un tel mur est présent sur la propriété ou si un voisin en possède un, puisque cela peut influencer la responsabilité et les coûts associés à sa maintenance ou à ses réparations. Ces considérations doivent être prises en compte pour éviter tout malentendu ou litige futur.

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Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.