Marie-Paule Dally ne participera pas à la Coupe du monde de basket-ball

Sophie Lambert

Sélection de l’équipe nationale féminine de basket-ball pour la Coupe du Monde : un choix difficile mais finalisé

Jeudi et vendredi derniers, à l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP), Jean-Aimé Toupane, entraîneur de l’équipe nationale féminine de basket-ball, a observé ses joueuses en pleine action lors de rencontres à huis clos contre l’Italie. Après plusieurs jours de délibérations et d’observations, le sélectionneur a finalement tranché sur la composition de l’équipe pour la prochaine compétition mondiale. La liste retenue comprend deux joueuses extérieures, Romane Bernies et Mamignan Touré, ainsi que deux joueuses évoluant dans le poste intérieur, Marième Badiane et Aminata Gueye. Ces quatre athlètes accompagneront à Berlin les huit joueuses déjà sélectionnées, toutes membres de la WNBA, afin de représenter la France lors de la Coupe du Monde.

Une équipe déjà bien étoffée sur le poste clé 3-4, mais une exclusion personnelle douloureuse

Le dispositif technique semble considérer que l’effectif est déjà suffisant pour occuper le poste d’ailière ou d’ailière forte, aussi appelé poste 3-4. La combinaison formée par Janelle Salaün et Valériane Ayayi a été jugée adéquate pour couvrir ces rôles. Cependant, cette décision a également signifié une désillusion pour Marie-Paule Dally, une joueuse originaire de Strasbourg, qui a malheureusement été écartée de dernière minute, au même titre que six autres coéquipières présentes lors du début de la préparation débutée le 19 août dernier. La jeune athlète n’a pas eu l’opportunité de participer à cette étape cruciale de sélection, ce qui a constitué une déception notable pour elle.

Un groupe français particulièrement large et compétitif, rendant la sélection encore plus complexe

Marie-Paule Dally, âgée de 28 ans, a déjà vécu une telle situation auparavant, notamment lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, où elle n’avait pas été retenue. Elle doit désormais attendre une nouvelle occasion pour disputer une compétition mondiale avec l’équipe nationale. La joueuse confiait mercredi, à deux jours du verdict final, que la sélection s’était avérée particulièrement difficile en raison de la richesse et de la profondeur de l’effectif français. La concurrence entre les joueuses est très forte cette saison, ce qui rend la tâche du staff technique encore plus complexe. Cela explique aussi pourquoi certains talents, malgré leur expérience et leur talent, ont été laissés de côté à chaque étape du processus.

Une dynamique positive malgré l’absence, et une volonté d’aller plus loin

Malgré cette déception, Marie-Paule Dally ne nourrit pas de ressentiment, bien au contraire. Elle encourage ses partenaires depuis l’extérieur de la compétition et reste optimiste quant aux chances de la sélection nationale. Elle souligne la force collective du groupe, composée de joueuses qui se connaissent bien, car elles s’entraînent et jouent ensemble depuis plusieurs années. Selon ses mots, cette cohésion est une véritable valeur ajoutée pour l’équipe, qui nourrit de grandes ambitions, notamment celle de décrocher une médaille prestigieuse lors de cette Coupe du Monde.

Les objectifs futurs : l’Euro-2027 en ligne de mire

Pour la jeune athlète bas-rhinoise, la saison à venir s’annonce bien remplie. Elle va directement retrouver son club à Bourges, finaliste du championnat français la saison dernière. La joueuse tient à préciser qu’elle n’attend pas de jours de repos immédiats, mais se montre plutôt sereine, ayant bénéficié de deux mois de respiration en juin et juillet. La saison Ligue a déjà commencé avec le match des champions contre Basket Landes, dans lequel son équipe a été engagée dès le 20 septembre. Le recrutement de nouvelles joueuses pour renforcer la cohésion collective est aussi un enjeu crucial pour la suite.

Entre les compétitions nationales et européennes, Marie-Paule Dally sait qu’elle aura fort à faire dans les mois à venir. Toutefois, elle reste consciente que ses performances pourraient lui ouvrir la porte à une troisième participation consécutive à l’Euro avec l’équipe de France, prévue pour juin 2027. La compétition, organisée conjointement par la Belgique, la Finlande, la Lituanie et la Suède, demeure un objectif à long terme pour cette joueuse prometteuse qui poursuit ses ambitions avec détermination.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.