Les règles à connaître pour éviter les mauvaises surprises avec les murs mitoyens en immobilier

Sophie Lambert

Les murs qui servent de délimitation entre deux parcelles ou deux propriétés ont une importance considérable, mais ils peuvent également poser de nombreux litiges entre voisins. Ces structures, appelées murs mitoyens, qui séparant deux terrains de jardin ou deux résidences, sont encadrées par des règles strictes concernant leur entretien, les modifications possibles ou leur reconstruction. Il est crucial de bien se renseigner auprès des autorités compétentes avant d’entreprendre toute intervention ou modification sur ces murs.

Définition de la barrière séparative entre deux terrains

Selon la description fournie par l’administration, un mur mitoyen désigne une séparation physique qui sépare deux terrains appartenant à des propriétaires distincts. Qu’il s’agisse de deux maisons, d’une cour et d’un jardin, ou de deux champs agricoles, cette démarcation est dite mitoyenne. En revanche, un mur n’est pas considéré comme mitoyen si, en haut de la structure, il ne présente qu’une seule pente ou si ses tuiles ou bordures sont disposées uniquement d’un seul côté.

Dans de tels cas, la propriété du mur revient exclusivement au propriétaire du côté où ces éléments se trouvent, précisent les réglementations. Il est également important de noter qu’un mur peut ne pas être mitoyen dans sa totalité, mais seulement sur une section précise. Cette portion spécifique sera alors soumise à des règles particulières applicables uniquement à cette partie.

Partage des coûts pour l’entretien et la reconstruction

La responsabilité de l’entretien d’un mur mitoyen incombe à chacun des deux propriétaires, proportionnellement à leur part dans la propriété. Cela concerne également les dépenses liées à d’éventuels travaux ou à la reconstruction totale de la structure, qui seront réparties selon cette même proportion entre les deux parties.

Il est cependant impératif d’obtenir l’accord préalable des deux propriétaires avant d’engager des travaux importants. Si un des propriétaires entreprend des travaux sans l’accord de l’autre, il sera alors tenu seul responsable du paiement des coûts liés à ces travaux.

De même, en cas de reconstruction du mur, les frais seront également à la charge des deux propriétaires, en accord mutuel. Une fois l’accord obtenu, ils répartiront les coûts en fonction de leur part respective.

Il faut souligner que si un des voisins est à l’origine de la dégradation du mur, il sera seul responsable du coût de sa reconstruction. Dans une telle situation, un voisin ayant volontairement ou involontairement démoli ou endommagé le mur devra le reconstruire entièrement à ses frais, sans pouvoir réclamer une contribution de son voisin.

Le cas particulier de la surélévation du mur

Il est toutefois possible pour un propriétaire de décider seul de surélever un mur mitoyen. Dans ce cas, tous les coûts liés à cette extension, y compris les travaux et l’entretien futur de cette nouvelle partie, seront à sa charge exclusive.

Si la structure du mur ne permet pas de supporter cette surélévation, il incombera au propriétaire qui envisage ces travaux de renforcer le mur. Toutefois, ce dernier pourra s’opposer à cette décision si la surélévation compromet la jouissance de son terrain, par exemple en le privant d’une vue ou en réduisant la luminosité qu’il reçoit.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.