Les conseils de la SPA pour adopter et prendre soin des chatons trouvés

Sophie Lambert

Les premières précautions à prendre face aux chatons trouvés seul

Lorsqu’on découvre de jeunes chatons isolés, la première étape essentielle consiste à vérifier si leur mère est présente. Il arrive que la mère parte chasser pour subvenir aux besoins de sa progéniture. En général, elle revient dans un délai de quelques heures. Les chatons ont davantage de chances de survivre si leur mère reste auprès d’eux. Il est donc conseillé de rester à distance pour ne pas l’effaroucher et de surveiller son éventuel retour durant une période pouvant aller jusqu’à trois heures. Si, durant cette période, les petits restent calmes, propres, regroupés en un même endroit, cela indique probablement qu’ils sont encore avec leur mère et qu’ils sont en sécurité.

Quand faut-il envisager une intervention urgente ?

Cependant, si les chatons se révèlent sales, maigres ou dans un état de détresse évident, ou encore si la mère ne revient pas au bout de plusieurs heures, il est nécessaire d’intervenir. Si vous n’êtes pas en mesure de recueillir les jeunes animaux, il est préférable de contacter une association de protection animale ou un refuge pour leur venir en aide. Prendre en charge une telle petite troupe demande du temps, de l’énergie et une vigilance constante, il faut donc être conscient de l’engagement que cela représente. Dans tous les cas, ne tardez pas à agir si leur état ne s’améliore pas ou si leur situation vous semble critique.

Consultation chez le vétérinaire, étape indispensable

Avant tout acte de soin ou de placement, il est impératif d’emmener les chatons chez un vétérinaire. Ce professionnel pourra déterminer leur âge précis, évaluer leur état de santé générale et vous conseiller sur les soins à leur apporter. Il pourra aussi prescrire un traitement antiparasitaire, généralement recommandé à partir de six semaines, lorsque leur poids atteint au minimum 500 grammes. La visite chez le vétérinaire est une étape clé pour assurer leur bonne prise en charge et leur survie.

Maintenir une hygiène rigoureuse et réguler la température

Une attention toute particulière doit être portée à l’hygiène et à la température corporelle des chatons. Leur capacité à réguler leur température n’est pas encore totalement développée avant plusieurs semaines, ce qui les rend très vulnérables à l’hypothermie. Il est recommandé de leur préparer un nid confortable avec des couvertures, dans lequel on peut glisser une bouillotte pour leur apporter de la chaleur. Il faut toutefois veiller à ne pas provoquer une surchauffe, car l’hyperthermie peut également leur être fatale. La température corporelle normale d’un chaton doit se situer autour de 38°C.

Les soins à apporter selon leur âge et leur état

Si vous avez la chance de disposer d’un chat ou d’un chien sociable, il est possible de placer les chatons à proximité de leur animal compagnon, à condition qu’ils ne présentent pas de symptômes de maladie. En revanche, si les chatons ne sont pas encore sevrés, il faudra leur donner du lait maternisé en poudre, à administrer avec un petit biberon stérilisé toutes les trois heures. Après chaque tétée, il est utile de masser doucement leur ventre avec un linge humide pour stimuler leurs besoins. Lorsqu’ils sont en âge de se nourrir seuls, vous pouvez leur proposer des croquettes ou de la pâtée spécialement conçue pour chatons, selon leur stade de développement.

Suivi du poids et protections finales

À leur naissance, un chaton pèse à peu près 100 grammes, mais il gagne environ dix grammes chaque jour. Il est crucial de suivre leur croissance de près en les pesant chaque jour à heure fixe, afin de détecter rapidement tout signe de retard de développement ou de difficulté à prendre du poids. En cas de perte de poids ou si leur croissance semble ralentir, une visite chez le vétérinaire devient impérative. Lorsque les chatons atteignent l’âge de deux mois, il est également nécessaire de procéder à leur identification, par puce électronique ou tatouage, ainsi que de leur administrer les vaccinations indispensables pour leur protection contre diverses maladies.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.