Jean-René Bernaudeau maintient sa foi en l’avenir de son équipe cycliste
Malgré le retrait financier de son principal partenaire, TotalEnergies, Jean-René Bernaudeau, le président de l’équipe vendéenne, reste convaincu que sa formation pourra continuer à évoluer. Face à cette perte de soutien, il se trouve dans une course contre la montre afin d’assurer la pérennité de son club professionnel. Récemment, ses efforts semblent porter leurs fruits : dans un entretien avec Ouest-France, Bernaudeau a annoncé avoir réussi à déposer, avant la date limite du 15 octobre, une garantie bancaire requise par l’Union Cycliste Internationale (UCI) pour pouvoir inscrire son équipe en tant que ProTeams, la division supérieure réservée aux clubs professionnels. Cette caution correspond à 25 % des salaires bruts d’un effectif composé d’au moins vingt coureurs prévu pour la saison 2027, ce qui constitue une étape essentielle pour la survie de sa structure.
Une avancée, mais qui laisse encore des incertitudes quant à l’avenir
Le lundi, l’UCI a officialisé la réception de 14 candidatures provenant d’équipes masculines souhaitant accéder au rang de ProTeams. Cependant, seul un douzaine de ces dossiers a été dévoilée, et parmi eux, TotalEnergies n’apparaît pas. L’organisme explique que certaines formations n’ont pas soumis tous les documents requis avant la date limite du 15 octobre 2026. Néanmoins, ces formations disposent toujours d’une ultime possibilité de régularisation, ce qui leur permettrait d’être enregistrées pour la saison 2027. La société Vendée Cyclisme, structure dirigée par Bernaudeau, demeure une candidate sérieuse pour figurer dans la liste finale des équipes retenues, laquelle sera publiée le 8 décembre 2026. L’UCI a également précisé que les coureurs associés à ces formations peuvent résilier leurs contrats de manière anticipée, mais cette option s’éteint une fois que leur équipe aura été officiellement enregistrée.
Une échéance cruciale fixée au 31 octobre pour sauver la structure
Ce premier pas représente un soulagement pour l’équipe vendéenne, mais le vrai défi reste à relever : dénicher un nouveau sponsor principal pour remplacer TotalEnergies et réunir le budget nécessaire à ses ambitions. Selon Ouest-France, des acteurs locaux, notamment le Conseil départemental de Vendée et un réseau d’entreprises du territoire, intensifient leurs efforts pour attirer un partenaire financier. La presse régionale évoque notamment Primeo Énergie, une société d’énergie suisse déjà impliquée dans la structure Vendée U, qui aurait accepté de soutenir la version élite de l’équipe. Toutefois, selon L’Équipe, un représentant de cette entreprise suisse aurait démenti cette information, évoquant une simple « spéculation ». L’absence de sponsor principal à ce jour alimente donc les inquiétudes, le journal national soulignant que, malgré la période, les dirigeants n’auraient pas réalisé de progrès majeurs depuis le Tour de France.
Une stabilisation financière rassurante, mais encore fragile
Malgré ces difficultés, Bernaudeau relativise la situation en confiant à L’Équipe : « Par le passé, j’avais beaucoup de mal à obtenir le naming, et je peinais à compléter les 10 % manquants. Aujourd’hui, c’est l’inverse : nos bases sont solides, la société Vendée Cyclisme se porte très bien financièrement, nous avons toujours payé les salaires, et aucun amortissement ne pèse sur notre gestion. De plus, nos investissements initiaux ont été réalisés. » Il se veut confiant quant à la stabilité de sa structure et à la capacité de mobiliser des fonds pour la suite.
Un objectif budgétaire de 10 millions d’euros pour assurer la continuité
Selon Ouest-France, l’équipe cherche à renforcer son budget à hauteur de 10 millions d’euros, ce qui permettrait à Stéphane Heulot, manager général, ainsi qu’à Tony Gallopin, de composer une sélection de 20 à 24 coureurs. La structure s’appuierait notamment sur de jeunes talents issus de Vendée U, l’équipe continentale fédérale. Parmi ces jeunes, la question se pose concernant le porteur des couleurs principales de l’équipe. La période de l’intersaison s’annonce mouvementée, car neuf coureurs vont quitter la formation, notamment Jegat, Jeannière, Turgis, Delettre, Breuillard, Thierry, Vercher, Bonnet et Burgaudeau, qui lui a d’ores et déjà rejoint Burgos-Burgos BH. Certains noms, comme Joris Delbove ou Jason Tesson, pourraient bénéficier d’un rôle central avec l’aide de Mathis Le Berre, pour devenir les piliers de la future équipe.
Un contexte d’incertitudes et de détermination
Malgré ces efforts, la recherche d’un sponsor principal demeure cruciale. Bernaudeau, déterminé, rappelle à Ouest-France : « Notre dossier est solide, et je suis convaincu que nous parviendrons à réunir le budget nécessaire. La détermination est là, et nous avons considérablement abaissé les barrières à l’entrée, permettant à de nouveaux partenaires d’entrer dans la danse. Le Tour de France n’est pas un obstacle insurmontable. » Cependant, le temps presse, et dans une déclaration à L’Équipe, le président vendéen annonce s’être fixé une « date butoir » : « Nous ne repousserons pas au-delà du 31 octobre. » La fin de cette course contre la montre approchant, tous les regards restent tournés vers la réussite ou l’échec de cette recherche cruciale de financement.






