La vente aux enchères des objets personnels de Brigitte Bardot à Paris a rapporté près de 954 000 euros

Sophie Lambert

La vente aux enchères de souvenirs de Brigitte Bardot dépasse largement les prévisions

Le lundi, une vente aux enchères regroupant 285 objets personnels et souvenirs appartenant à Brigitte Bardot a permis de récolter près de 954 000 euros, tous frais inclus. Ce chiffre dépasse quasiment de vingt fois l’estimation initiale, soulignant ainsi l’intérêt particulier porté par le public à cette collection. La maison de ventes Millon, basée à Paris, a annoncé cette performance impressionnante. Parmi les objets mis en vente, on trouvait des chapeaux de paille, des lunettes, des vêtements de nuit, de la vaisselle, ainsi que des meubles. Ces pièces provenaient principalement de deux résidences de Brigitte Bardot : La Madrague et La Garrigue, situées dans la région de Saint-Tropez, ainsi que de son appartement parisien. La ferveur manifestée par les enchérisseurs a été particulièrement vive pour ces objets, témoignant de la passion et du souvenir que le public garde de la star.

Les fonds issus de la vente seront reversés à des œuvres caritatives

L’intégralité des revenus générés par cette vente sera consacrée à soutenir la Fondation Brigitte Bardot, ainsi qu’au legs destiné à Nicolas-Jacques Charrier, le fils unique de l’actrice, décédée à l’âge de 91 ans en décembre dernier. Près de 3 000 personnes, provenant aussi bien de France qu’à l’étranger, se sont inscrites pour participer à cette enchère. L’événement s’est déroulé après cinq jours d’exposition du lot, organisés à l’hôtel Drouot à Paris, qui ont attiré un public d’environ 15 000 visiteurs. La passion du public pour cette collection témoigne du lien fort qui unit les admirateurs à l’héritage artistique et humanitaire de Brigitte Bardot, dont la vie et la carrière restent ancrées dans la mémoire collective.

Un aperçu des objets mis en vente

Parmi les items les plus remarquables figuraient plusieurs tableaux et dessins, dont une partie a été photographiée lors de la vente. La diversité de la collection témoigne du quotidien et de la vie artistique de Bardot, allant des pièces de décoration à des objets personnels inédits. Certaines images montrent ces œuvres d’art, reflétant à la fois la sensibilité artistique de la star et son univers intime. La vente a ainsi permis aux enchérisseurs de s’approprier un fragment de l’histoire de cette icône française, à travers ses biens personnels et ses créations artistiques.

Une forte valeur pour certains objets insolites et souvenirs précieux

Deux colliers de chiens, que Brigitte Bardot possédait, comportant une plaque d’identification à son nom ainsi que son numéro de téléphone de La Madrague, ont été vendus pour la somme de 9 400 euros, alors que leur estimation initiale ne dépassait pas 30 euros. En parallèle, un autoportrait réalisé par la star a été adjugé à plus de 40 000 euros. Une machine à écrire avec laquelle elle aurait rédigé une partie de sa propre autobiographie a été vendue pour 4 634 euros. Deux guitares, estimées entre 300 et 500 euros, ont elles aussi flambé à 8 600 et 11 900 euros. Un lot de trois peluches représentant des bébés phoques, animal préféré de Brigitte Bardot, a suscité un vif succès en étant adjugé pour près de 2 200 euros, alors que son estimation était de 30 euros. Ces objets illustrent l’affection de Bardot pour la cause animale ainsi que l’intérêt que la collection suscite auprès des acheteurs passionnés.

Les réactions et controverses autour de la vente

À deux jours de la vente, Bernard d’Ormale, qui a été le dernier mari de Brigitte Bardot, a exprimé son désaccord, qualifiant l’événement de « scandaleux ». Il a indiqué ne pas avoir été informé de cette mise en vente, ce que la fondation de Bardot a démenti en affirmant que la décision avait été prise en juin, avec l’approbation, y compris, de Bernard d’Ormale, qui occupait alors la fonction de président du conseil d’administration. Cette controverse souligne la complexité de la gestion de l’héritage de la star et les débats potentiels qu’une telle vente peut susciter parmi ses proches et ses admirateurs.

Ce recueil d’objets personnels et souvenirs contribue à maintenir vivante la mémoire de Brigitte Bardot tout en soutenant des causes qui lui tiennent à cœur. La vente a ainsi permis à ses admirateurs de se rapprocher de celle qui fut une icône du cinéma et une défenseure acharnée des droits des animaux, en leur offrant la possibilité d’acquérir une part de son univers.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.