Présidentielle 2027 : Philippe Brun, accusé de violence, souhaite réintégrer la primaire de la gauche

Sophie Lambert

Le député Philippe Brun, qui a été exclu mercredi dernier du processus de sélection de la gauche à la suite d’accusations de violence, a formulé samedi le souhait d’être réintégré dans cette primaire. Il souhaite également participer au premier débat télévisé prévu pour mercredi, selon des déclarations recueillies par BFMTV. « On évoque une plainte pénale, mais en réalité, cette plainte n’existe pas. (…) J’en appelle à Olivier Faure, le leader du Parti socialiste, pour qu’il me réintègre dans la primaire de la gauche », a déclaré le député de 34 ans lors de la « Fête populaire » qu’il organise chaque année dans sa circonscription de l’Eure, à Léry.

Le mercredi, Philippe Brun a été mis à l’écart provisoirement du Parti socialiste en réponse à des accusations formulées par une militante, évoquant des « faits susceptibles d’avoir une qualification pénale ». Selon la direction du PS, ces allégations concernent trois domaines : le harcèlement, les violences physiques et l’utilisation de ressources familiales à des fins politiques. La direction du PS a fourni ces précisions à l’AFP.

Un premier débat télévisé prévu mercredi

En rappelant qu’un premier débat sera diffusé mercredi sur la chaîne LCI, regroupant les candidats à la primaire, Philippe Brun a exprimé son souhait d’y prendre part. Il a affirmé posséder ses parrainages et, en tant que député socialiste, ne voit aucune raison valable pour justifier sa suspension, qu’il considère injustifiée.

Estimant que « le bureau national du PS a été induit en erreur », Philippe Brun réclame également que « chaque candidat à la primaire prenne position et sorte de l’ambiguïté. On ne peut pas continuer à se cacher derrière cette décision arbitraire qui m’a été imposée ». Par ailleurs, il est aussi suspendu de manière provisoire du groupe PS à l’Assemblée nationale, ce qui renforcera encore la situation conflictuelle.

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Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.