Girls in Hawaï à la Laiterie de Strasbourg le 12 novembre : un concert intime et complice

Sophie Lambert

De Bruxelles à Strasbourg : une traversée aux accents familiers pour Girls in Hawaï

Les villes de Bruxelles et Strasbourg, toutes deux emblématiques du cœur culturel européen, partagent une proximité qui dépasse leurs frontières. Ces deux capitales, vibrantes et riches d’histoire, offrent aux groupes comme Girls in Hawaï une atmosphère qui leur est déjà familière. En effet, dès leur arrivée en Alsace, ils abordent cette région comme s’il s’agissait de leur second chez eux. Le groupe a déjà enchainé plusieurs concerts à Strasbourg, et à chaque fois, ils prennent soin de réserver une journée pour visiter la ville et découvrir ses merveilles architecturales, notamment sa célèbre cathédrale ornée d’une horloge astronomique. Lionel Vancauwenberge, l’un des membres fondateurs de Girls in Hawaï, se remémore ces moments avec enthousiasme : « On a déjà passé plusieurs journées à Strasbourg, et à chaque passage, on ne rate pas l’occasion de contempler cette magnifique cathédrale. C’est comme si la ville était un véritable musée à ciel ouvert, une source d’émerveillement permanente. » Pour eux, cette ville incarne un mélange d’histoire, d’art et de culture qui imprègne leur expérience scénique et leur rapport à la musique.

Une expérience artistique immersive, entre scène et studio

Même si leur musique porte une touche personnelle très marquée, Girls in Hawaï cherchent avant tout à instaurer une relation chaleureuse et intime avec leur public. Leurs concerts se rapprochent davantage d’un rassemblement convivial, comme une rencontre dans un salon où chacun peut se sentir chez soi. Leur dernier album, intitulé Eldorado, en est la parfaite illustration : ils ont voulu créer une œuvre qui reflète leur ressenti, quelque chose qui invite à la proximité. « Nous avons conçu un univers musical qui nous ressemble et que nous aimerions entendre, explique Lionel. Quelque chose d’accueillant, d’accessible, afin que l’on puisse sincèrement se connecter avec ceux qui écoutent notre musique. » Leur objectif est clair : faire de chaque représentation une expérience authentique, où la scène se rapproche d’un studio d’enregistrement intime, une ambiance propice à la complicité et à l’émotion sincère.

Un groupe fort de deux décennies d’aventure musicale

Depuis plus de vingt ans, Girls in Hawaï ont su bâtir une identité forte, ancrée dans leur histoire collective. Le nom du groupe trouve ses origines au début de leur aventure, lorsqu’ils cherchaient à se distinguer avec un nom évocateur. « En 2000, quand nous avons fondé le groupe avec Antoine (Wielemans), nous devions absolument trouver un nom pour notre premier concert, raconte le chanteur et guitariste. Nous avons choisi de reprendre le titre d’une de nos chansons, Girls in Hawaï, car ce nom avait une sonorité évocatrice. C’est vrai, cela sonnait comme un rêve ou une rêverie, une sorte d’idéal musical dans lequel on aime se projeter. » Cette inspiration originelle continue d’alimenter leur créativité deux décennies plus tard. Leur musique aborde des thèmes existentiel tout en étant imprégnée d’un sentiment d’engagement, notamment en lien avec les questions écologiques. Leur précédent album, Nocturne, témoigne d’un engagement fort, tant par le biais des textes que par la démarche artistique, tandis que leur récent opus, Eldorado, aborde subtilement ces enjeux tout en restant accessible.

Une complémentarité renforcée par une amitié solide

L’univers visuel de Girls in Hawaï—que ce soit à travers leurs pochettes de disque ou lors de leurs performances scéniques—est connu pour sa finesse et sa cohérence esthétique. Ce souci du détail trouve sa racine dans la collaboration entre deux figures clés du groupe : Lionel, ancien photographe, et Antoine, graphiste de formation. Leur alliance repose sur un long passé commun et une amitié indéfectible. « Antoine, c’est comme un frère pour moi, confie Lionel. Même si on ne se voit pas tous les jours, quand on se retrouve, c’est comme si c’était hier. Notre complicité est telle qu’on sait que cela durera toute une vie. Nous sommes parfaitement complémentaires, et je pense que chacun fascine l’autre à sa manière. » Leur entente hors scène se ressent parfaitement lorsqu’ils jouent ensemble en concert, sur scène ou lors des répétitions, notamment à Bruxelles ou à Strasbourg, où cette complicité spontanée crée une atmosphère chaleureuse et interactive.

Les prochains rendez-vous et l’ambiance à venir

L’un des événements les plus attendus se tiendra à La Laiterie, à Strasbourg, le jeudi 12 novembre, où Girls in Hawaï partageront la scène avec le groupe Tamise en première partie. Les billets sont disponibles à partir de 23,50 €, jusqu’à 28 €, offrant une soirée allant à la rencontre de leur univers musical. La scène locale sera prête à accueillir ces artistes dont la présence scénique ne laisse personne indifférent, entretendant des échanges riches en émotion. Avec une telle approche, ils poursuivent leur route, alliant authenticité, sensibilité artistique et proximité avec leur public, pour continuer à faire vibrer les oreilles et les cœurs avec leur musique intemporelle et engagée.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.