Célia Gery remporte la 7e étape du Tour d’Italie, brillant pour la France en cyclisme

Sophie Lambert

Célia Gery remporte une étape inattendue du Giro féminin

La jeune cycliste française Célia Gery, âgée de 20 ans, a marqué de son empreinte la dernière étape du Giro d’Italie féminin en s’imposant au sprint à Salice. Elle a devancé un groupe d’à peine six concurrentes, qui avait résisté jusqu’au bout à la poursuite du peloton principal. Cette victoire est d’autant plus remarquable que, la veille, elle avait pour objectif principal de soutenir sa leader au sein de l’équipe FDJ-Suez, Demi Vollering. Cette dernière est l’une des favorites sur ce Giro, occupant actuellement la seconde place du classement général, avec un retard d’une minute seulement sur la Néerlandaise Anna van der Breggen, sa compatriote et leader incontestée. La journée a été marquée par la volonté de Gery de préserver sa favorite, tout en saisissant sa chance lorsque l’opportunité s’est présentée dans l’arrivée.

Une stratégie centrée sur la sécurité avant le passage clé

« L’objectif aujourd’hui était simplement de rester en sécurité, et c’est chose faite, ce qui me rassure pour demain », a expliqué Gery après la course. La victoire n’était pas anticipée lorsqu’elle a pris la tête dans la dernière ligne droite, mais elle n’a pas laissé passer l’occasion. Profitant d’un petit groupe qui s’était formé, elle est parvenue à conserver une avance de huit secondes sur le peloton sur la ligne d’arrivée. « Je suis vraiment très contente, je ne m’y attendais pas du tout avant le départ, donc je suis ravie », a-t-elle déclaré en exprimant sa joie, après avoir livré un sprint parfaitement contrôlé, doublant Lucinda Brand dans les derniers mètres, elle-même doublée au dernier moment par Gery.

Une chute impactante pour Anna van der Breggen

Ce troisième succès chez les professionnelles, après la Flèche Brabançonne et le Grand Prix de Chambéry en avril, met en évidence le formidable potentiel de cette jeune Française. Ancienne prodige du cyclo-cross chez les jeunes, elle avait déjà fait sensation en septembre au Rwanda en remportant le titre mondial chez les espoirs. Lors de cet hiver, elle a également été sacrée championne nationale dans la discipline, puis a brillé sur les classiques pavées, terminant 11e du Tour des Flandres, course gagnée par Vollering, et prenant la 18e place à Paris-Roubaix, où Franziska Koch, sa coéquipière, s’est imposée. Ces performances confirment son évolution constante et son avenir prometteur dans le cyclisme international.

Les ambitions pour la dernière étape et le Monte Finistre

Ce samedi, Célia Gery attend une nouvelle occasion de défendre Demi Vollering, qu’elle a promis d’accompagner aussi longtemps que possible. L’équipe se prépare à affronter le col de Finistre, une ascension particulièrement éprouvante, longue de 18,5 kilomètres et comprenant une section finale en terrain macadamisé. La pente moyenne s’élève à 9,2 %, ce qui en fait une étape cruciale, comparable en difficulté à l’Angliru lors de la Vuelta ou au Mont Ventoux du Tour de France, en août dernier. C’est un défi de taille pour tous les coureurs, où la moindre erreur peut se payer cher.

Les conditions difficiles avant l’ascension décisive

Dans cette montée extrême, la différence entre les coureurs peut devenir abyssale, en particulier dans des passages où des coureurs comme Simon Yates avaient bouleversé le classement général en 2023. Anna van der Breggen, qui a malheureusement chuté vendredi à une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée, espère avoir récupérer complètement pour cette étape clé. Lorsqu’on l’a interrogée sur son état, la leader du classement général a assuré ne souffrir que de petits bobos, ajoutant : « Ça va, j’ai réussi à finir la course, c’est l’essentiel ». Cependant, une chute aussi lourde la veille du col du Finistre représente une difficulté supplémentaire, et il lui faudra faire preuve d’abnégation pour s’illustrer dans cette étape redoutable.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.