Les Notaires de France indiquent que, ces derniers mois, le prix des logements anciens a tendance à se stabiliser, avec une variation quasi nulle sur une année. Cette relative stabilité constitue actuellement un facteur clé dans le bon fonctionnement du marché immobilier, permettant d’éviter des fluctuations trop brusques et d’instaurer une certaine confiance parmi les acteurs du secteur.
Un volume de ventes en hausse, mais à un rythme modéré
Le nombre de biens immobiliers anciens vendus en France a continué de progresser par rapport à l’année précédente, atteignant 949 000 transactions à la fin du mois de mai 2026. Toutefois, cette augmentation est moins soutenue qu’au début de l’année 2026, avec une croissance de 5,7 % en un an à cette date, contre 11,4 % à la fin février 2026. Selon les Notaires de France, cette tendance indique que le marché se dirige davantage vers un profil d’utilisation par les acheteurs que vers une logique d’investissement ou de spéculation. En d’autres termes, l’intérêt est principalement porté par des personnes cherchant à se loger plutôt que par celles qui recherchent une réserve de valeur ou un placement financier.
Des prix quasiment inchangés
Les valeurs des biens immobiliers anciens connaissent une très faible progression en France : + 0,2 % au premier trimestre 2026. Cette évolution suit une hausse de 1 % observée au quatrième trimestre 2025, ainsi qu’une augmentation de 0,6 % au troisième trimestre 2025. Concrètement, le prix des appartements a augmenté de 0,6 %, tandis que celui des maisons a enregistré une baisse modérée de 0,2 %. Selon les notaires, cette stabilité des prix reflète la capacité du marché immobilier à ajuster la négociation lors des transactions, jouant ainsi un rôle fondamental dans l’équilibre entre la valeur réelle du marché et la capacité d’achat des ménages. Cela contribue à maintenir une cohérence entre l’offre et la demande, tout en évitant une volatilité excessive.
Les projets immobiliers toujours d’actualité chez les Français
Malgré un contexte économique incertain, la demande de logement ne faiblit pas, même si les acheteurs prennent désormais davantage de temps pour concrétiser leurs démarches. Ils recherchent principalement des propriétés qui offrent un bon compromis entre qualité, performances énergétiques, fonctionnalité et prix abordable. Cette situation s’explique principalement par une confiance fragilisée dans l’économie, notamment en raison des incertitudes qui planent sur le marché, et par une capacité financière souvent limitée, obligeant à la réalisation de choix plus prudents.
Les professionnels précisent que cette tendance concerne surtout les logements qui nécessitent peu ou pas de travaux de rénovation, ou encore ceux situés dans des segments de prix plus accessibles. En revanche, les biens à rénover en profondeur ou ceux positionnés sur un créneau de prix plus élevé rencontrent plus de difficultés pour trouver preneurs ou obtenir la rentabilité souhaitée.
Les difficultés persistantes du secteur du neuf
Malgré une demande toujours présente, le marché immobilier neuf se trouve confronté à des enjeux structurels importants. Les constructions neuves restent insuffisantes pour satisfaire la demande croissante en logements, ce qui renforce le rôle crucial du parc ancien dans la réponse à cette problématique. Les mises en chantier restent faibles, ce qui limite l’offre de nouveaux biens et maintient une pression sur l’ancien, dont la stabilité des prix est une bonne nouvelle pour les acheteurs, mais souligne aussi le retard du secteur immobilier neuf face aux besoins croissants en habitat.






Santé
Comment éviter la récidive d’une élongation pour préserver votre santé et bien-être