Avec 250 000 €, découvrez où acheter en France.

Sophie Lambert

Selon une étude réalisée par la plateforme de petites annonces immobilières SeLoger, avec un budget limité, il est souvent plus judicieux pour les villes de cibler des localités comme Mulhouse ou Saint-Étienne plutôt que Paris pour acquérir une habitation plus spacieuse. De même, pour les régions, privilégier des territoires tels que la Bourgogne-Franche-Comté ou le Grand-Est s’avère plus avantageux que l’Île-de-France ou la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, notamment en raison des différences de coût au mètre carré.

Avec un budget de 250 000 €, il est possible d’acheter en moyenne un logement de 95 m² à l’échelle nationale, ce qui correspond généralement à un appartement de quatre pièces.

Une majorité de Français pouvant accéder à des surfaces importantes

D’après SeLoger, 14,2 % des citoyens vivent dans une commune où ce budget de 250 000 € permet d’acquérir moins de 50 m². En revanche, 58,5 % peuvent aspirer à posséder un logement d’au moins 80 m² avec cette somme. Ce décalage s’explique principalement par la forte concentration de population dans les grandes agglomérations, où le coût d’achat au mètre carré est le plus élevé, en raison de la présence d’emplois, de services et d’infrastructures essentielles.

Les grandes disparités

À Paris, où le prix moyen au mètre carré atteint 9 692 €, un budget de 250 000 € permet d’acquérir un petit appartement de seulement 23 m².

En revanche, dans des villes de plus de 100 000 habitants comme Mulhouse ou Saint-Étienne, il est possible d’obtenir respectivement 186 m² (au tarif de 1 196 € le m²) et 182 m² (à 1 221 € le m²). À Annecy, également une grande commune, on ne peut espérer qu’un espace réduit de 39 m² avec le même montant.

Possibilités à proximité immédiate des grandes métropoles

À moins de 50 km d’une métropole majeure, avec le même budget de 250 000 €, il est envisageable de gagner entre 20 et 78 m² en surface habitable sans s’éloigner de l’emploi. SeLoger a repéré des communes périphériques à ces grands pôles, où la conquête d’un espace plus vaste est rapidement accessible, que ce soit pour un appartement ou pour une maison.

Par exemple, dans la région de Lille, Roubaix permet d’accéder à 114 m² pour un appartement ou 141 m² pour une maison, contre seulement 66 m² et 63 m² à Lille même. Autour de Lyon, Saint-Fons donne la possibilité d’acheter 96 m² pour un appartement et 70 m² pour une maison, ce qui représente une augmentation respective de 47 et 32 m² par rapport à Lyon. À proximité de Strasbourg, la commune d’Erstein offre 102 m² pour un appartement et 83 m² pour une maison, alors que Strasbourg ne permet que 60 et 62 m².

Variations régionales significatives

En Bourgogne-Franche-Comté, région la plus abordable du territoire, les prix moyens s’établissent à 1 872 € par m² pour un appartement et 1 581 € pour une maison. Avec cette enveloppe, il est possible d’aménager respectivement 119 m² et 141 m²

Dans la région des Hauts-de-France, une maison de 120 m² est accessible pour le même montant, tout comme une maison de 130 m² en Centre-Val de Loire.

Concernant les appartements, le Grand-Est permet d’atteindre une surface d’environ 104 m², tandis que pour une maison, cette région offre environ 119 m² avec le même budget.

Dans l’Île-de-France, la région la plus chère, le même montant ne permet que d’acquérir 35 m² pour un appartement et 64 m² pour une maison.

Une exception notable concerne la Provence-Alpes-Côte d’Azur, où le coût au mètre carré pour les appartements est de 4 114 €, et 4 100 € pour les maisons. Avec ce prix, il est possible d’obtenir une surface équivalente pour les deux types de logement, soit environ 54 m² pour 250 000 €.

* Ces estimations incluent les frais d’agence à 5 % et les droits de notaire à 7 %, pour un montant total de 222 519 € nets investis dans l’acquisition, avec un prix total de 250 000 €.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.