Une personne de 35 ans, affichant publiquement sur les réseaux sociaux son désir de mourir en martyr, a été placée en garde à vue après avoir tiré en l’air avec une arme à feu. Selon les informations communiquées ce mercredi par le parquet national antiterroriste (Pnat), cet individu a été mis en examen et placé en détention provisoire. On précise que cet homme, de nationalité algérienne, vit en situation irrégulière en France. Il était jusqu’alors inconnu des services de police. Son interpellation a eu lieu samedi après-midi à Saint-Étienne (Loire), où il résidait depuis plusieurs mois, notamment dans un quartier populaire nommé Beaubrun, d’après une source proche du dossier.
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Cinq personnes avaient été placées en garde à vue dans le cadre de cette enquête, mais la majorité d’entre elles ont été relâchées par la suite, a confirmé le Pnat, chiffrement partagé par franceinfo. Les investigations ont permis d’identifier un homme de 35 ans, apparaissant dans deux vidéos diffusées à proximité dans le temps sur les réseaux sociaux. Ces vidéos mettent en avant ses convictions, notamment son intention de mourir en martyr, et le montrent également en train de faire feu dans la rue avec une arme à feu. Selon le parquet antiterroriste, le suspect a été formellement mis en examen pour « association de malfaiteurs criminelle ». Son avocat, Me Gianni De Georgi, a affirmé que son client contestait les accusations retenues contre lui et estime qu’une qualification différente aurait été plus appropriée.
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Une vigilance accrue face à la menace
Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête dès vendredi, au début du long weekend de Pâques, pour des chefs d’accusation liés à une « association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer un ou plusieurs actes de violence ». Les investigations concernent également la détention d’armes, d’éléments d’armes et de munitions de catégorie B, en lien avec une entreprise terroriste. La direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ainsi que la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ) ont été chargées de ces recherches. Une information judiciaire a été formellement ouverte mercredi dernier pour ces mêmes motifs, renforçant l’arsenal judiciaire contre ces menaces.
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Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, avait déjà insisté fin mars, en prévision du weekend de Pâques, sur la nécessité d’une vigilance extrême. Il avait demandé aux préfets ainsi qu’aux responsables des forces de police et de gendarmerie de renforcer la surveillance des lieux de culte pour garantir leur sécurité durant les fêtes religieuses chrétiennes et juives. À ce stade, les autorités ne mentionnent pas de lieu de culte susceptible d’avoir été ciblé par le suspect. Le haut fonctionnaire a souligné que ces festivités se déroulaient dans un contexte marqué par une « très nette recrudescence des tensions sur le plan international » et un niveau « élevé de la menace terroriste » en France.
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La célébration de Pessah cette année s’étend du mercredi 1er avril au jeudi 9 avril. De leur côté, les catholiques et protestants ont fêté Pâques le dimanche 5 avril, avec des offices dès la veille au soir. Les orthodoxes, quant à eux, ont marqué la résurrection du Christ le 12 avril. En ce qui concerne la situation sécuritaire, les autorités françaises restent vigilantes en raison du contexte de tension élevé, particulièrement durant cette période de fêtes où la difficulté réside dans la prévention d’éventuelles attaques ou actions radicalisées.






