Une nouvelle étape pour le projet « Cabaret du Jamais-Jamais »
Le projet intitulé « Cabaret du Jamais-Jamais » connaît une évolution constante depuis sa création en 2020, explorant différentes formes et versions. Ses initiateurs, la chorégraphe et performeuse Olga Mesa, ainsi que l’artiste visuel et enseignant Francisco Ruiz de Infante, tous deux issus de la compagnie Hors Champ, également connue sous le nom de Fuera de Campo, donnent vie à des mondes où réalité et fiction se mêlent avec audace. Leur travail donne naissance à des univers étranges, illuminés par des étincelles rares et presque magiques, mais aussi rythmés par quelques blessures qui laissent leur marque sur cette expérimentation artistique. Au fil de leur démarche, ils entremêlent performances, récits imaginés et interventions visuelles, créant ainsi un espace où chaque instant peut révéler une nouvelle facette de leur imaginaire collectif.
Une mise en scène à la croisée de l’image et de la spectateur
Cependant, certaines de leurs créations nécessitent une attention particulière, notamment en ce qui concerne la diffusion de contenu audiovisuel, tel que les vidéos intégrées dans leur spectacle. En raison des politiques de gestion des cookies, certains contenus peuvent être bloqués, demandant au public d’accepter ces traceurs pour accéder pleinement aux extraits ou aux projections. En permettant ces dépôts, le spectacle invite le spectateur à une immersion totale dans ses univers, où chaque image, chaque son a été soigneusement pensé pour enrichir leur narration. La décision d’autoriser ou non ces cookies devient alors une étape essentielle pour une expérience pleinement vivante et interactive.
Une invitation à jouer avec la perception
Dans leur esprit ambitieux, Olga Mesa et Francisco Ruiz de Infante questionnent notre capacité à croire — aux fées, aux faits, ou même aux fausses informations. Leur projet joue sur la double négation de « Jamais-Jamais » : une formule qui, paradoxalement, pousse vers une affirmation affirmative ou au contraire vers une négation pesante. Ils aiment évoluer dans un univers où cohabitent personnages merveilleux, crocodiles sombres, sirènes à la fois séduisantes et dangereuses, pirates farouches, et surtout, ces enfants perdus qui incarnent à la fois innocence et mystère. Leur démarche artistique consiste à faire surgir l’étrangeté et à déjouer la perception classique, afin d’inciter le spectateur à remettent en question ses propres certitudes et perceptions.
Une réflexion sur le rythme effréné de notre société
Ce qui est également en jeu dans leur création, c’est une méditation métaphorique sur la vitesse de notre société moderne. La question centrale est de savoir si le crash est inévitable lorsque tout s’accélère au-delà de notre capacité de contrôle. Peut-on, dans ce contexte, espérer une descente en douceur, sans douleur, vers un nouvel équilibreur ? La pièce ou la performance offre une réflexion sur la possibilité de se poser, de s’arrêter un moment, et de réaliser si une sortie de route est encore évitable ou si l’on doit accepter la catastrophe comme une étape inévitable de notre évolution.
Une expérience immersive et sensorielle
Une nouvelle fois, dans cette œuvre, la mise en scène repose sur une immersion totale, où chaque spectateur est invité à faire un voyage intérieur. La performance intègre des éléments visuels, sonores et scénographiques pour bouleverser la perception. Comme lors de précédentes productions, l’utilisation de contenus vidéo, bien que parfois soumise à des restrictions liées aux cookies, permet d’amplifier cette expérience sensorielle. La subtile interaction entre images et musique, entre narration et silence, pousse à une réflexion profonde sur notre manière d’appréhender le temps, la vitesse et notre place dans un système en constante mutation.
Une œuvre qui déstabilise et invite à l’introspection
La démarche d’Olga Mesa et Francisco Ruiz de Infante vise à remettre en question nos perceptions par le biais d’une fiction profondément troublante. Leur philosophie consiste à « faire le noir, pour mieux entendre » : ils plongent le spectateur dans des univers obscurs, afin de permettre à ce dernier de percevoir des subtilités, des bruits et des mouvements insoupçonnés. En invitant leur public à vivre cette rencontre à la fois déroutante et enrichissante, ils annoncent que de telles turbulences peuvent surgir inévitablement. Leurs œuvres deviennent ainsi autant une expérience qu’un partage d’émotions, une manière d’explorer les limites de nos sens et de notre imagination.
Informations pratiques pour assister à la représentation
La prochaine représentation se tiendra au Quai de Scène, situé 5 quai du Général-Koenig à Strasbourg, le jeudi 29 octobre à 20h30. Les tarifs varient entre 10 et 20 euros, offrant à chacun la possibilité de s’immerger dans cette performance hors norme. Pour plus d’informations, il est conseillé de consulter le programme et la billetterie directement via leur site, afin de réserver sa place et de préparer cette expérience sensorielle inédite.






