Ce mardi, Dominique de Villepin a confirmé sa volonté de se porter candidat à l’élection présidentielle, malgré une situation où ses sondages ne sont pas très favorables. Il a précisé qu’il fallait faire preuve de patience avant de faire une annonce officielle. Selon lui, dans un contexte de mécontentement généralisé dans le pays, présenter une candidature n’apporterait pas grand-chose, mais il a voulu rassurer ses interlocuteurs en affirmant que ses intentions restaient intactes. Sur France Inter, il a déclaré : « Je ne pense pas qu’au milieu de cette colère générale, une candidature supplémentaire puisse réellement faire la différence. Toutefois, je vous demande de patienter… Je n’ai aucun doute sur mon engagement. »
Présent depuis plusieurs mois sur la scène politique, Dominique de Villepin a nié que le retard dans l’annonce de sa candidature soit dû à des sondages stagnants, qui plafonnent actuellement à environ 3 % des intentions de vote. Il a indiqué : « Le jour où je serai officiellement candidat, les choses pourraient évoluer. » Il a aussi souligné la situation actuelle du débat politique, dominé par deux forces extrêmes, tout en notant la chute continue des autres candidats qui évoluent dans le centre. Selon lui, la présence de voix alternatives devient dès lors essentielle, pour équilibrer la compétition électorale.
L’ancien ministre des Affaires étrangères sous la présidence de Jacques Chirac a déclaré qu’il n’envisageait aucune alliance avec « les grandes figures actuelles du bloc central, qui sont issus du macronisme ». Selon lui, sa vision de la politique diffère fondamentalement : il souhaite défendre une conception affirmée de la souveraineté, une politique étrangère indépendante, ainsi qu’une idée de la République qui passe par le renforcement de l’État. Il a insisté sur la nécessité de reconstruire une France forte, où l’État joue un rôle central dans la gouvernance.
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Malgré une popularité croissante à gauche, Dominique de Villepin a également exclu toute possibilité de rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon. Il a précisé : « La manière de faire de la politique que je souhaite promouvoir est totalement différente de celle de Jean-Luc Mélenchon. Mon objectif est de contribuer à bâtir une France équilibrée et mesurée », insistant sur sa vision d’une gouvernance reposant sur la modération et l’équilibre.






