Inconcevable : à 24 ans, elle meurt avant d’atteindre son premier… aux États-Unis

Sophie Lambert

Une jeune marathonienne trouve la mort subitement à New York

La tragédie a frappé ce dimanche lors du marathon emblématique de New York, où Rachel Apa, une coureuse de seulement 24 ans, a perdu la vie après avoir soudainement chuté à quelque 3,4 kilomètres de la ligne d’arrivée. Selon les déclarations de son père, Steve, la jeune femme aurait succombé à une rhabdomyolyse, une condition rare mais grave qui entraîne la destruction des fibres musculaires, pouvant conduire à des complications fatales. Son père, qui affirme qu’elle semblait être en excellente santé, s’est dit profondément bouleversé par cet incident qu’il considère comme « inimaginable ».

Une course pour une cause personnelle et importante

Rachel Apa, portant le numéro 29977, participait à cette course dans le but de collecter des fonds pour lutter contre la maladie de Parkinson, une pathologie qui a emporté son grand-père en 2022. Pendant des mois, elle s’était préparée assidûment à son tout premier marathon, sans que son entourage ne détecte le moindre signe annonciateur de sa chute soudaine. La famille de la jeune sportive a confié au New York Times que ses efforts de préparation avaient été rigoureux, et qu’elle n’avait laissé transparaître aucun signe de fatigue ou de malaise précurseur.

Un signe d’alerte à mi-parcours

L’après-midi de la course, sa mère, Michelle, avait fait spécialement le déplacement pour la soutenir, tandis que son père suivait sa progression en temps réel grâce à l’application officielle du marathon, depuis leur domicile en Pennsylvanie, à Lewisberry. Lors d’une vidéo enregistrée par Michelle, Rachel apparaît au 22e kilomètre, vêtue d’une tenue vert clair, rayonnante, respirant la joie et la détermination. Cependant, au 29e kilomètre, la jeune femme a envoyé un message inquiétant à son père en disant simplement « Aïe », suivi peu après par un second message du même ton : « Aïe, aïe. » Ces signaux ont rapidement suscité l’inquiétude de ses proches.

Une course contre la montre et un mal mystérieux

Après avoir constaté que Rachel atteignait le 37e kilomètre, son père lui a adressé un message de soutien, lui indiquant qu’elle entamait la « dernière ligne droite ». Mais, malgré ses encouragements, il n’a pas reçu de réponse. La jeune femme a finalement été repérée inconsciente dans Central Park, à 38,6 kilomètres parcourus. Rapidement, une spectatrice, Michaela Nicholas, assistante sociale en milieu hospitalier, s’est précipitée pour lui prodiguer un massage cardiaque, tentant de la ranimer face à l’état critique de la coureuse.

Les secours mettent plusieurs minutes à intervenir

Selon le récit de la famille, lorsqu’ils sont arrivés sur place, les secours ont mis au moins sept minutes à déployer un défibrillateur, un délai que la mère de Rachel a jugé « inacceptable ». Observant que sa fille ne semblait plus respirer, elle s’est précipitée pour lui venir en aide. Malgré tous ces efforts, Rachel Apa n’a pas pu être sauvée ; elle a rendu son dernier souffle à l’hôpital, où le personnel médical a confirmé son décès six heures après sa chute.

Une tragédie qui secoue la communauté sportive

Le décès brutal de cette jeune athlète a attristé de nombreux supporters et membres de la communauté sportive, qui soulignent la nécessité de mieux connaître et de mieux gérer ces conditions médicales rares mais potentiellement fatales. La rhabdomyolyse, qui touche environ 26 000 personnes chaque année aux États-Unis, est une affection dite « de la mort musculaire ». Elle survient lorsque les tissus musculaires se dégradent, libérant dans le sang des substances toxiques qui peuvent provoquer une défaillance organique. Généralement, cette pathologie se manifeste après un exercice physique intensif ou inhabituelle, mais peut également résulter d’une déshydratation ou d’un coup de chaleur.

Une urgence médicale souvent méconnue

La dernière fois qu’un décès lié à la rhabdomyolyse a été enregistré lors du marathon de New York remonte à 2024. Malgré une meilleure connaissance de cette maladie, elle reste difficile à diagnostiquer rapidement, ce qui complique la prise en charge d’urgence. Les cas extrêmes comme celui de Rachel Apa rappellent les dangers inhérents à la pratique sportive intensive et soulignent l’importance d’une surveillance médicale accrue lors des grands événements tels que les marathons.

Les autorités et la prudence face aux risques

Cet incident poignant suscite désormais un débat sur la vigilance à porter lors de compétitions de masse, surtout lorsqu’il s’agit de jeunes sportifs en pleine forme apparente. Beaucoup s’interrogent également sur la rapidité d’intervention des secours, tout en mettant en évidence le besoin d’une sensibilisation accrue au sujet des symptômes précoces de la rhabdomyolyse. La tragédie de Rachel Apa laisse une empreinte douloureuse, mais elle montre qu’il est indispensable de continuer à améliorer la sécurité et la prévention dans le monde du sport de haut niveau.


Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.