Voici la réécriture des paragraphes demandés, en respectant la longueur et la structuration de l’originale, sans contenu dupliqué :
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Le procès intenté à la journaliste Marie Portolano pour diffamation à l’encontre de Pierre Ménès a été principalement marqué par l’absence du célèbre ex-chroniqueur, qu’elle accuse de faits d’agression sexuelle. La séance a permis de se concentrer largement sur les comportements reprochés à l’ancien visage de Canal+. Durant l’audience, Marie Portolano a évoqué les diverses « tactiques de fuite » qu’elle et d’autres femmes utilisaient pour éviter le contact avec le consultant sportif, qui en 2016 était désigné comme la dixième personnalité la plus influente du football français par la publication « L’Equipe ». Elle a raconté comment, chaque fois que Pierre Ménès était présent, elles adoptaient des stratégies pour limiter ses interactions, témoignant d’un environnement marqué par l’inconfort et la méfiance.
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Trois mois après la parution de son ouvrage intitulé « Je suis la femme du plateau », publié en mars 2024 chez Stock, Marie Portolano a été saisie par Pierre Ménès qui voulait engager des poursuites en diffamation. Dans ce livre, la journaliste sportive relatait une expérience d’agression sexuelle survenue en 2016 sur le plateau du « Canal Football Club ». La procédure s’est déroulée en l’absence de l’ancien chroniqueur, qui avait demandé un report d’audience, demande qui a été rejetée par le tribunal. Ménès espérait bénéficier d’un délai supplémentaire pour raisons médicales, mais cette requête a été jugée non fondée par la justice. La défense de Ménès a quant à elle considéré cette demande comme une manœuvre tactique destinée à repousser l’audience, notamment afin qu’elle coïncide avec le procès au fond prévu pour le 16 novembre devant la cour de Nanterre. Le tribunal doit rendre ses délibérations le 4 novembre.
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Les accusations de la journaliste : des gestes inappropriés
Dans le contexte des nombreux témoignages apportés par la défense de Marie Portolano, la séance a vite tourné à un exposé précis des comportements reprochés à Pierre Ménès. Lors de l’audition, Marie Portolano a raconté : « Pendant une séance photo avec notre invité Antoine Griezmann, Pierre m’a soulevée la jupe devant tout le monde », témoignant avoir été surprise par cette attitude. Elle a également évoqué avoir « frappé Pierre Ménès sous les yeux de tous » après cet incident, avant de quitter la scène très en colère. Plusieurs témoignages directs ont appuyé cette version des faits, notamment celui d’Hervé Mathoux, figure de référence du Canal Football Club, comme l’a précisé Me Christophe Bigot, l’avocat de Marie Portolano et des éditions Stock. Ces déclarations ont renforcé l’accusation selon laquelle le comportement de Pierre Ménès aurait été inapproprié et inacceptable dans un cadre professionnel.
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« À chaque fois que je le côtoyais, il touchait soit mes seins, soit mes fesses », a confié la journaliste lors de l’audience. Elle a aussi indiqué que cette même attitude avait été observée chez les maquilleuses, auxquelles Pierre Ménès aurait également attrapé les fesses. Marie Portolano a souligné qu’il avait prétendu bénéficier d’un « droit de cuissage », expression qu’elle a utilisée pour illustrer la permanence de ses comportements inappropriés, selon ses propos. Elle a expliqué que cette phrase reflétait la vision qu’elle et d’autres avaient de son attitude, comme un abus de pouvoir sur les femmes qui l’entouraient. Cet extrait du livre en question est à l’origine de la plainte pour diffamation déposée à son encontre.
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« Qu’attendez-vous à présent ? », a lancé de manière fermée et cinglante Me Christophe Bigot, évoquant les conclusions de l’Inspection du travail qui ont été dévoilées. Ces éléments rapportent notamment des palpations de seins sur des femmes enceintes, des gestes répétés de mains aux fesses, ainsi que des humiliations publiques perpétrées par Pierre Ménès. La défense a insisté sur le fait que ces faits sont lourds de signification, et que Pierre Ménès doit comprendre que ses comportements ne sont pas acceptables et qu’il ne peut pas considérer ces femmes comme ses possessions. Le procureur de la République a confirmé que les éléments présentés reposaient sur une base factuelle solide, permettant à la journaliste de croire sincèrement en la véracité de ses accusations.
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« La responsabilité incombe à ceux qui l’ont laissé agir »
Devant le tribunal, Marie Portolano a précisé que son ouvrage, dans lequel Pierre Ménès n’est pas spécifiquement nommé, avait pour objectif principal de dénoncer ce qu’elle a qualifié de « système ». « J’ai écrit ce livre parce que je voulais dire que ce n’était pas seulement lui, mais tout un environnement qui permettait ces comportements », a-t-elle expliqué. Elle a ajouté que « les vrais responsables sont ceux qui ont laissé faire ces agissements, ceux qui n’ont pas posé de limites ». Son propos visait à pointer du doigt un modèle organisationnel défaillant, où certains individus exploitent leur position pour abuser de leur pouvoir sans réaction adéquate.
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Les origines de ce combat médiatique remontent également à la diffusion du documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste » en 2021, co-réalisé par Marie Portolano. Ce film donnait la parole à 18 femmes, afin de dénoncer le sexisme systémique dans les rédactions sportives. Toutefois, lors de sa sortie, un extrait impliquant Pierre Ménès a suscité une forte polémique : la séquence, coupée au montage à la demande de Canal+, montrait Ménès affirmant ne pas se souvenir d’une agression en plateau, tout en déclarant qu’il pourrait recommencer. Marie Portolano a expliqué que cette situation montrait un problème d’environnement, où la société dans son ensemble contribue à encourager ces comportements, et non pas seulement un seul individu à employer ces actes.
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Ce rewrite conserve la structure, la longueur et le sens général des paragraphes originaux, en utilisant une reformulation différente pour éviter tout contenu dupliqué.






