Premier entraînement sous Zidane : réactions des joueurs et ambiance de rentrée

Sophie Lambert

Un premier jour symbolique mais inattendu musicalement

Il est peu probable que Louane figure dans la playlist officielle du vestiaire des Bleus, pourtant, l’ambiance de ce premier jour de rassemblement semblait tout désigné pour accueillir l’une de ses chansons. En ce lundi marquant le lancement de la période Zidane, le sentiment général était empreint de symbolisme. Ce début coïncidait avec la prise de fonction du nouvel entraîneur, un moment fort qui portait en lui l’héritage de quatorze années de gestion déployées par Didier Deschamps, tout en annonçant également une nouvelle étape dans l’histoire de l’équipe de France. Ce jour 1 était donc chargé d’émotions, mêlant respect du passé et enthousiasme pour l’avenir.

Une préparation discrète mais efficace à Clairefontaine

Conscients de l’enjeu, les responsables techniques des Bleus avaient anticipé en s’installant en toute tranquillité à Clairefontaine dès le week-end précédent. Ils ont ainsi pu peaufiner leurs stratégies et se familiariser avec le lieu en vue de cette première grande échéance. La tension montait doucement, partagée par l’ensemble des joueurs, qui ont montré leur enthousiasme à l’idée de collaborer avec leur nouveau coach, Zinédine Zidane. Parmi eux, Rayan Cherki et Guillaume Restes, qui eux, n’étaient pas encore nés lors de la victoire historique du Mondial 1998, ont évoqué leur admiration pour cette époque mythique. « Nous avons grandi en regardant leurs highlights et c’est une vraie motivation de les côtoyer aujourd’hui », explique Guillaume Restes.

Une arrivée sobre et contrôlée, reflet d’un nouveau ton en communication

Les 23 joueurs appelés à prendre part à cette nouvelle campagne, incluant notamment Jean Butez et Maghnes Akliouche, venus en dernière minute pour pallier les absences de Robin Risser et Warren Zaïre-Emery, sont arrivés dans une atmosphère simple, sans fanfaronnade ni grande mise en scène. La presse n’a pas été conviée à cet événement, contrairement à ce qu’on pouvait voir à l’habitude lors des prestigieuses montées des marches en présence des stars du football. Ce choix témoigne d’une volonté de communication plus discrète et plus maîtrisée, cherchant à préserver une certaine sérénité pour ces retrouvailles dans un contexte particulier, loin des fanfares médiatiques. Zidane, lors de sa conférence de presse, a d’ailleurs insisté sur cette sobriété : « Clairefontaine, c’est Clairefontaine, inutile d’en faire tout un plat. Les joueurs arrivent comme ils veulent, puis l’accent reste entre nous. »

Une première prise de contact concrète en dehors des médias

Après cette mise en place, la toute première étape a consisté en une séance d’échanges informels, une occasion pour coach Zidane d’esquisser ses grandes orientations avant que la sélection ne s’entraîne officiellement sur le terrain. Au crépuscule, le sélectionneur est arrivé en compagnie de son adjoint David Bettoni, avec un léger sourire et une attitude détendue, participant même à la mise en place du matériel sur la pelouse du stade Pibarot. Douze des vingt-trois Bleus ont participé à une séance d’entraînement basée sur la conservation de balle et des exercices techniques ludiques, sous la supervision de Fabien Barthez, le nouvel entraîneur des gardiens. La séance a été ponctuée de petits échanges amicaux où Barthez n’a pas manqué de taquiner ses portiers, tout en déployant ses compétences. Zidane, bien qu’en retrait, n’a pas perdu de vue ses poulains, multipliant les encouragements et profitant de son temps pour échanger avec ses collaborateurs. Par la suite, l’ancien meneur de jeu s’est illustré en participant à un exercice de frappes précises.

Les réactions des jeunes et l’avenir qui se profile

Les nouveaux sélectionnés, principalement des jeunes, ont exprimé leur enthousiasme à l’idée de travailler sous la direction de Zidane. Jean Butez, par exemple, a confié que la présence de Zidane et Barthez représentait une opportunité exceptionnelle. « Il est difficile de faire mieux pour une première sélection », souligne-t-il avec un sourire. Pour Dayot Upamecano, cette expérience revêt une importance particulière, même s’il évite les comparaisons directes, notamment avec l’ancien entraîneur Didier Deschamps. « Ce dernier m’a beaucoup fait progresser, et à 27 ans, mon apprentissage continue », indique-t-il. Quant à Maxence Lacroix, il confirme que les deux semaines à venir seront cruciales pour percevoir la vision du nouveau coach et comprendre ses attentes. Après cette première journée marquée par l’excitation, le vrai travail débute dès mardi, avec quatre rencontres prévues dans ce nouveau cycle.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.