Voici la réécriture du texte, en français, en utilisant mes propres mots tout en conservant la longueur et la structure originale, y compris les sous-titres :
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« Comme il y a un siècle, les Européens appréciant peu la conciliation importent surtout la démonstration de puissance brute. » Ces propos ont été tenus par Dimitri Medvedev, le vice-président du Conseil de sécurité russe, qui, ce samedi, a expliqué, via la plateforme Telegram, la confiscation de filiales russes d’entreprises européennes. Parmi ces sociétés, on retrouve la société suisse Nestlé ainsi que deux filiales françaises : Auchan et Lemana Pro (anciennes Leroy Merlin), qui appartiennent toutes deux au groupe Mulliez. La Russie s’approprie ainsi tous les actifs de ces entreprises présents sur son sol, que ce soient des bâtiments, des marchandises ou encore de la trésorerie.
Conformément à un décret publié ce jeudi par Vladimir Poutine, les biens russes détenus par ces entreprises ont été placés « sous gestion provisoire ». La gestion de ces actifs a été confiée à la société russe L.E.V Management. Selon le média d’opposition russe Novaïa Gazeta Europa, cette société est une entité fictive, créée fin 2025, sous la direction d’Andreï Kraiouchkine, un général en fonction du ministère russe de l’Intérieur.
Cette décision a immédiatement été critiquée par la France, et traduit une montée de l’escalade dans la relation entre la Russie et l’Union européenne. Cela intervient dans un contexte où les attaques de drones ukrainiens contre le territoire russe se multiplient. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a expliqué que cette mesure était en partie motivée par le fait que ces entreprises provenaient de pays considérés comme hostiles. Il a souligné que ces nations « jouent un rôle actif dans les opérations militaires contre notre pays » et ont participé à des frappes lancées par le régime de Kiev contre des infrastructures civiles et économiques russes.
Une vente forcée en perspective ?
Présente sur le marché russe depuis 2002, la société Auchan réalisait avant la guerre en Ukraine environ 10 % de son chiffre d’affaires dans cette région. La chaîne emploie aujourd’hui quelque 30 000 salariés répartis dans 241 magasins. Selon ses résultats financiers pour l’exercice 2024, Auchan a dégagé un chiffre d’affaires de près de 3 milliards d’euros en Ukraine et en Russie. Quant à Leroy Merlin, qui a changé de nom pour devenir Lemana Pro en 2023, cette enseigne d’ameublement et de bricolage a tiré près de 20 % de ses ventes (soit 6,1 milliards d’euros) en Russie en 2023. La société y exploite 114 magasins où travaillent 43 000 personnes.
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Bien que cette mise sous tutelle soit évoquée uniquement comme une mesure « temporaire », il ne faut pas exclure qu’elle devienne le prélude à une vente forcée, ce qui a déjà été observé dans d’autres cas, comme pour le danois Carlsberg ou encore Danone. En 2023, les 13 usines russes de Danone ont été placées sous tutelle, avant d’être vendues en 2024 à un homme d’affaires tchétchène considéré comme pro-russe. Selon la Kyiv School of Economics, qui milite pour le retrait de toutes les multinationales occidentales de Russie au motif qu’elles soutiennent l’économie de guerre russe, plus de 2 000 entreprises continuent de fonctionner en Russie, dont 110 françaises. Certaines d’entre elles profitent des opportunités offertes par le marché russe, tandis que d’autres restent sur place en raison des difficultés que le Kremlin impose pour quitter le pays.






