Nouveauté moto : la BSA Bantam 350, un modèle moderne pour le 21e siècle

Sophie Lambert

Présentation de la BSA Gold Star 650 et de la Bantam 350 : deux machine emblématiques de la marque

La célèbre BSA Gold Star 650, un nom qui évoque immédiatement l’histoire et la prestige de la marque britannique, se distingue par une motorisation qu’elle partage avec un autre modèle de la gamme, la Scrambler. En revanche, la Bantam opère avec une motorisation différente, un monocylindre de 350 cm³ associé à une boîte de vitesses à six rapports, là où la Gold Star 650 n’en possède que cinq. Cette différence mécanique souligne les spécificités de chaque modèle, aussi bien en termes de performance que de positionnement sur le marché.

Une conduite qui change selon les modèles, dès les premiers mètres

Dès que l’on commence à rouler, l’impression de conduite entre la Bantam 350 et ses grandes sœurs de 650 cm³ diffère nettement, principalement en raison de leur positionnement et de leur conception. La Bantam de 350, contrairement à ses homologues plus puissants, ne paraît pas désuète ou dépassée. Même si sa cylindrée est nettement inférieure, elle propose une puissance maximale de 29 chevaux et un couple de 30 Nm, qui se libère un peu plus haut dans le régime moteur. Elle remplit donc ses promesses en termes d’agilité et de sensation, tout en conservant une certaine modernité dans ses performances.

Une expérience de conduite dynamique et vivante

Pour exploiter au mieux ses capacités, il ne faut pas hésiter à faire grimper le moteur dans les tours. La Bantam vibre moins que ses grandes sœurs, mais elle offre une sonorité plus expressive et une réactivité qui agrémente le pilotage. Bien que le frein moteur lors de la coupure des gaz puisse encore être amélioré, cette machine révèle un véritable plaisir à conduire, surprenant agréablement par sa vivacité et sa réactivité lors des dépassements ou des relances. Son comportement moteur, associé à une insonorisation meilleure que celle du modèle plus gros, en fait une machine à la fois plaisante et accessible pour les amateurs de sensations sportives et de simplicité mécanique.

Une esthétique résolument vintage avec une touche moderne

Un style néo rétro affirmé

Visuellement, la Bantam 350 affiche clairement un style résolument rétro, qui séduira à coup sûr les amateurs d’esthétique vintage. Le look est travaillé avec soin : phare rond, suspension arrière à deux amortisseurs, le gros monocylindre, les soufflets de fourche, un feu stop robuste sur le garde-boue, la forme caractéristique du reservoir et une longue selle ornée d’une sangle évoquent clairement une inspiration rétro. Toutefois, pour compléter ce design, il ne manquerait plus que des jantes à rayons pour renforcer cet esprit nostalgique. La modernité s’affiche aussi à travers le tableau de bord, qui intègre un écran LCD simple mais efficace et une instrumentation claire, apportant une touche contemporaine au look originel.

Une motorisation réactive dans un style vintage

Le moteur réagit rapidement tant qu’on lui laisse une petite marge de manœuvre. Lorsqu’on sélectionne le bon rapport, on savoure la cadence sonore de ce monocylindre, sans avoir à se soucier excessivement de la puissance brute. La présence d’un rapport de vitesse engagé sur le tableau de bord, ainsi qu’une jauge, rappellent que cette machine allie un esprit vintage à quelques facilités modernes pour accompagner le pilote dans sa conduite quotidienne. Ce compromis entre rétro et modernité fait tout le charme de cette machine, qui propose une expérience à la fois simple et plaisante.

Une esthétique soignée et un look accrocheur

Une prise en main facilitée pour un usage quotidien

L’un des principaux avantages de la Bantam 350 repose sur sa facilité d’utilisation. Même en la comparant à ses grandes sœurs de 650 cm³, cette machine se montre particulièrement accessible. Elle permet de se déplacer tranquillement dans les zones urbaines, de s’aventurer sur les petites routes de campagne, où elle excelle par sa maniabilité et son agilité. La simplicité d’utilisation en fait une moto adaptée aussi bien pour les débutants que pour ceux qui recherchent un véhicule léger, pratique et agréable à conduire en toutes circonstances.

Une partie cycle équilibrée et un confort rassurant

Sa partie cycle, son système de suspension ainsi que ses freins restent dans la moyenne de ce qu’on peut attendre d’un tel type de machine. La selle, spacieuse et confortable, permet de s’adopter en toute liberté, tandis que le guidon tombant sous les mains favorise une position de conduite décontractée mais naturelle. La facilité d’approche est donc le maître mot avec cette Bantam 350, qui offre une ergonomie pensée pour le plaisir et la confortabilité lors de chaque trajet.

Un tableau de bord minimaliste mais fonctionnel

Une instrumentation simple mais efficace

Ce qui peut surprendre, c’est l’absence de gadgets superflus pour une machine venant d’un constructeur d’origine asiatique, même si BSA n’est plus une marque traditionnelle anglaise. Le tableau de bord se contente d’un affichage LCD — sans affichage TFT — présentant uniquement l’indication du rapport engagé, une jauge, l’heure et quelques données essentielles. Un choix esthétique qui colle à l’esprit rétro, mais qui peut aussi représenter une limite en termes de connectivité ou de fonctionnalités modernes.

Une lisibilité à améliorer

Il faut néanmoins souligner que cette simplicité a ses limites, notamment en ce qui concerne la lisibilité. La visibilité du tableau peut être altérée par de nombreux reflets, ce qui complique la lecture des informations en pleine journée ou dans des conditions lumineuses difficiles. En outre, cette machine ne dispose pas d’entrées USB ou 12 V, contrairement à certains modèles concurrents ou à d’autres BSA, ce qui peut constituer un désagrément pour ceux souhaitant charger leurs appareils ou connecter des accessoires modernes lors de leur déplacement. La Bantam 350, tout en reprenant l’esthétique vintage, reste une moto relativement dépouillée et pragmatique, dépourvue de tout gadget superflu, privilégiant l’essentiel pour une expérience simple et authentique.

Un rapport qualité/prix difficile à battre

Face à son prix raisonnable, inférieur à 4000 euros, la Bantam 350 représente une option très attractive. Elle partage avec la Gold Star 650 un esprit similaire, mais l’expérience au guidon, bien que proche dans l’apparence, est radicalement différente en raison de sa motorisation. Pour ceux qui hésitent encore entre les deux modèles ou qui n’ont testé que le monocylindre, cette Bantam constitue une alternative séduisante : facile à manier, dynamique, et capable de provoquer le sourire lors de chaque petite balade ou sortie dominicale.

Une machine à charmant caractère rétro, avec un léger accent sur la modernité

Malgré son allure résolument vintage, la Bantam 350 ne manque pas de quelques touches modernes, notamment dans ses composants et ses fonctionnalités, qui viennent alléger l’expérience avec un peu plus de confort et de praticité. Toutefois, il lui manque encore quelques éléments contemporains pour répondre pleinement aux attentes des utilisateurs actuels, comme une connectivité plus avancée. Quoi qu’il en soit, cette moto conserve tout son attrait et sa simplicité d’utilisation, disponibles à un tarif attrayant, ce qui en fait une option idéale pour ceux qui veulent profiter de petites escapades à deux ou en solo, tout en conservant un vrai charme à l’ancienne.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.