Le personnage de Dominique Alderweireld, connu sous le nom de « Dodo la Saumure », s’est éteint dans la nuit qui a séparé lundi de mardi. Son ancien conseiller juridique en France, Sorin Margulis, a confirmé cette information, en citant Béatrice Legrain, la précédente compagne du proxénète. La cause officielle de son décès est une insuffisance cardiaque, qui l’a emporté à Tournai, située en Belgique, à l’âge de 77 ans.
Originaire de France et ayant géré des maisons closes en Belgique, il avait été mis en lumière par les médias français en raison de ses supposés liens avec Dominique Strauss-Kahn, ancien directeur général du Fonds monétaire international. Accusé de proxénétisme aggravé dans le cadre de l’affaire dite du Carlton à Lille, un établissement hôtelier où des personnalités se seraient rendues pour des services de prostitution, il a été finalement acquitté en juin 2015, tout comme DSK. Quelques mois auparavant, en septembre 2014, une cour d’appel belge l’avait condamné à cinq ans de probation pour proxénétisme.
Il avait baptisé l’un de ses établissements « DSK »
Dans son autobiographie intitulée Moi, Dodo la Saumure, il raconte avoir vécu une enfance difficile dans plusieurs localités du département du Nord. Au début des années 2000, il s’est lancé dans le secteur des bars à hôtesses en Belgique. Il voyait dans la région lilloise « un réservoir d’un million d’habitants, qui n’a qu’à passer la frontière pour aller profiter d’un peu de distraction ». C’est durant cette période qu’il a adopté le surnom de « Dodo la Saumure », en référence à la saumure utilisée pour mariner les maquereaux, un surnom argotique pour désigner les proxénètes.
Intarissable en provocations, il avait nommé un de ses clubs « DSK » (pour Dodo Sex Klub ou Dodo Saumure Klub) à Blaton, près de la frontière française ; le lieu a fermé ses portes à la fin de l’année 2014. Malgré cela, il a toujours affirmé n’avoir jamais rencontré l’ancien directeur du FMI. Sa fin de vie a été marquée par la précarité, puisqu’il a même annoncé, en juin dernier sur ses comptes de réseaux sociaux, qu’il vivait à présent dans la rue.






