Le marché de l’automobile d’occasion retrouve des prix plus accessibles pour les consommateurs français
Selon Guillaume-Henri Blanchet, le directeur général de La Centrale, trois ans après le pic observé dans le marché de l’automobile d’occasion suite à la crise sanitaire, on constate un retour aux niveaux de prix plus compatibles avec le budget moyen des Français. Actuellement, le coût moyen d’un véhicule d’occasion avoisine légèrement 20 000 euros, un montant qui correspond mieux aux capacités d’achat d’environ 70 % de la population. Cette tendance indique une stabilisation, voire une baisse, des prix qui facilite désormais l’accès à des voitures d’occasion pour une majorité de consommateurs.
Impact des prix des véhicules thermiques sur le marché
La tendance à la baisse des prix ne se limite pas exclusivement au segment électrique, mais concerne également les véhicules dotés de motorisations thermiques. Sur une période de douze mois, le prix du diesel a connu une dépréciation de 1 180 euros, soit une baisse de 5,9 %, pour atteindre approximativement 18 790 euros. De son côté, l’essence a vu ses tarifs diminuer de façon plus modérée, avec une chute de 410 euros, ce qui équivaut à une baisse de 2,3 %, pour un prix moyen de 17 490 euros. Cette réduction progressive reflète un ajustement du marché face à une demande fluctuante et à une offre plus équilibrée.
Les modèles populaires en profite également avec une baisse significative des prix
Certaines voitures très appréciées par les acheteurs ont enregistré des diminutions de prix remarquables. À titre d’exemple, la Volkswagen Golf affiche une réduction de près de 2 800 euros en un an, ce qui représente une baisse de son prix d’achat initial. Par ailleurs, la Mercedes Classe E dotée d’un moteur diesels a subi une chute de prix de 5 000 euros, rendant ce modèle plus accessible pour de nombreux consommateurs souhaitant acquérir une berline haut de gamme.
Les hybrides en tête des baisses de prix sur le marché de l’occasion
Les véhicules hybrides ont, quant à eux, subi les chutes de prix les plus importantes, avec une dépréciation avoisinant 3 700 euros en un an. Leur prix moyen est désormais de 27 890 euros, témoignant d’une baisse de 11,8 %. Après plusieurs années où l’offre limitée pesait sur leur coût, une diversification accrue de l’offre permet désormais de voir des prix s’ajuster à la baisse afin d’attirer une clientèle plus large. La croissance du marché de l’occasion de cette catégorie témoigne du regain d’intérêt et de l’accessibilité retrouvée pour cette technologie.
En électrique, les prix des citadines s’établissent à 14 990€ (-9,1% sur un an), celui des compactes à 21 480 € (-10,5%) et les SUV à 29 990€ (-9,0%).
Prix des véhicules électriques de seconde main en forte étape de baisse
Au premier trimestre de 2026, le prix moyen d’un véhicule électrique d’occasion s’établit à 22 153 euros. Ce chiffre marque une chute de 673 euros par rapport à la période précédente, soit une baisse de 2,95 %, et une dépréciation de plus de 2 300 euros par rapport à l’année précédente, représentant une baisse de 9,53 %. Ces chiffres soulignent une tendance claire vers une diminution des prix de ces véhicules, rendant leur acquisition plus accessible pour une clientèle qui souhaite profiter de l’électrique à moindre coût.
- La Renault Zoé voit son prix baisser de près de 2 270 euros en un an, correspondant à une dépréciation de 16,49 %, pour atteindre 11 491 euros.
- La Citroën ë-C3 enregistre une réduction conséquente, avec une diminution d’environ 5 600 euros, équivalant à 20,36 %, pour un prix actuel de 21 900 euros.
- Chez les modèles haut de gamme, la Tesla Model Y a perdu environ 3 490 euros, soit 9,70 %, pour une valeur de 32 499 euros, tandis que la Tesla Model 3 a connu une baisse de 3 000 euros, soit 10,35 %, pour une valeur de 25 990 euros.
Guillaume-Henri Blanchet précise que pour les consommateurs, l’achat d’un véhicule électrique d’occasion devient de plus en plus envisageable. La baisse des prix s’accompagne également d’un renouvellement important de l’offre, avec une augmentation de 38 % du nombre de véhicules disponibles sur La Centrale en seulement un an, ce qui facilite davantage la recherche et l’achat pour les acheteurs potentiels.






