Le Final Four de la Ligue des nations pourrait se jouer en France dès 2027

Sophie Lambert

La possibilité d’accueillir la finale de la Ligue des nations en France suscite l’intérêt de la Fédération

L’idée d’organiser la grande finale de la Ligue des Nations en France pourrait bien devenir une réalité dès l’année prochaine. C’est en tout cas ce que suggère Philippe Diallo, président de la Fédération Française de Football, lors d’un entretien accordé au quotidien Ouest-France. Dans ses propos, il exprime sa volonté d’accueillir le Final Four de cette compétition européenne, tout en espérant que l’équipe de France sera présente dans cette phase décisive. L’enthousiasme de Diallo repose également sur le souhait de voir Zinédine Zidane, sur le banc des Bleus, remporter un premier titre international sur ses terres, une perspective qui commence à faire son chemin dans la tête des responsables de la fédération.

Les détails de la compétition : calendrier et lieux choisis

La phase finale de cette compétition est programmée du 9 au 13 juin prochains. Les demi-finales sont prévues pour les 9 et 10 juin, suivies des matches pour la troisième place et la grande finale prévue le 13 juin. Pour accueillir ces rencontres, Philippe Diallo aurait déjà sélectionné deux villes françaises, Lyon et Saint-Étienne, comme sites potentiels, aujourd’hui considérées comme des endroits privilégiés pour accueillir cet événement d’envergure.

Les conditions à remplir pour que la France soit hôte

Cependant, la France doit encore faire face à plusieurs exigences imposées par l’UEFA. La qualification de la sélection française pour l’organisation dépendra du parcours des Bleus dans la compétition, même si leur situation est favorable — ils dominent actuellement leur groupe (groupe A) avec 10 points, devant l’Italie qui totalise 7 points. L’UEFA a souvent tendance à désigner le pays hôte parmi les équipes qui atteignent le stade des demi-finales. Ainsi, la performance de la France dans le tournoi aura un impact direct sur ses chances de devenir pays organisateur.

Les obstacles liés au contexte et au calendrier

Mais l’organisation en France ne sera pas sans défis, notamment en raison d’une réputation qui n’est pas totalement favorable à l’accueil d’événements sportifs majeurs, en particulier depuis l’échec de la finale de la Ligue des champions 2022 au Stade de France. Cela contraste avec la réussite récente de la France dans l’organisation des Jeux Olympiques en 2024. Par ailleurs, le calendrier retenu pose également problème. En effet, la période envisagée coïncide avec un contexte politique sensible en France, marqué par l’élection présidentielle à venir ainsi que de potentielles législatives, ce qui complique la préparation et la tenue de cet événement majeur.

Une décision aux enjeux politiques et sportifs

La question de savoir si la France sera choisie comme pays hôte ne sera pas tranchée immédiatement. La décision sera prise par l’UEFA le 6 décembre, à l’issue de l’évaluation des quarts de finale, qui détermineront les pays capables d’accueillir la phase finale selon le Comité exécutif de l’organisation européenne. La sélection finale sera alors rendue lors d’un vote prévu pour mars 2027. La compétition s’annonce également disputée car d’autres nations européennes disposent de solides chances d’accueillir l’événement, à commencer par l’Espagne, avec le célèbre stade Santiago Bernabéu à Madrid, qui pourrait également postuler pour accueillir ces rencontres décisives.

Une perspective encore incertaine, mais très attendue

En somme, la possibilité de voir la France organiser la finale de la Ligue des Nations d’ici peu reste ouverte, mais elle doit encore faire face à plusieurs écueils organisationnels et politiques. La sélection sera le fruit d’un processus délicat, mêlant performance sportive, enjeux géographiques et considérations diplomatiques. La décision finale, attendue dans plusieurs années, promet d’être particulièrement sérieuse, surtout face à la concurrence de grands pays européens prêts à accueillir cet événement prestigieux.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.