Faux « Nobel » interdit d’enseigner dans le supérieur, il est discrètement recasé en lycée

Sophie Lambert

Voici la réécriture du contenu original, avec la même longueur et en conservant la structuration par sous-titres :

Une nouvelle affectation dans un établissement différent malgré ses ennuis judiciaires

Un collègue de Florent Montaclair, très remonté, a récemment commenté : « Cela lui coûtait cher à l’Éducation nationale de le laisser à la maison ». Ce professeur agrégé en lettres, originaire de Franche-Comté, est désormais employé au lycée Condorcet de Belfort, comme l’a indiqué mercredi le journal L’Est Républicain. Depuis 25 ans, il enseigne à l’Institut régional du professorat et de l’éducation (Inspé), dépendant de l’université de Besançon. En 2016, il s’était également vu attribuer la « Médaille d’or de philologie », une distinction remise par la « Société internationale de philologie » et qualifiée comme étant « l’équivalent du prix Nobel » dans le domaine du langage.

Une enquête dévoile la supercherie derrière la soi-disant distinction

Suite à une plainte déposée auprès de la justice par l’université en 2025, une investigation a été menée qui a permis de découvrir qu’il n’existait aucune médaille d’or en philologie reconnue à l’échelle mondiale. De plus, la société prétendue « Société internationale de philologie » ne reposait que sur un site internet minimaliste. La justice a alors envisagé la possibilité qu’il s’agisse d’une véritable fraude à l’échelle internationale, créée par cet enseignant, selon les mots du procureur de Montbéliard en février dernier.

Une image de Florent Montaclair en 2023

L’homme concerné a été photographié en 2023 à Montbéliard. Cette photo, prise par l’EBRA et la rédaction de L’Est Républicain, montre Florent Montaclair lors d’un déplacement dans la ville, illustrant la réalité de sa présence dans cette région.

Une mise en garde et des poursuites judiciaires contre le professeur

Florent Montaclair a été placé en garde à vue dans le cadre d’une procédure pour faux, usage de faux, escroquerie et usurpation de titres professionnels. Par ailleurs, une procédure disciplinaire a été enclenchée, lui interdisant d’exercer à l’université à compter du 7 avril dernier. Cependant, il a été réintégré dans l’académie de Besançon, ce qui a alimenté la controverse autour de ses activités.

Une affectation limitée à des tâches de remplacement, sans enseignement direct

Initialement, le lycée Condorcet de Belfort avait prévu de lui confier une classe de BTS, malgré l’interdiction d’exercer. Mais, finalement, il n’est pas destiné à enseigner à des étudiants de ce niveau ; ses missions se limiteront apparemment à des remplacements, sans qu’il n’intervienne directement en classe. Selon l’explication donnée mercredi soir par le rectorat à L’Est Républicain, « Il devait initialement être affecté à une mission de remplacement sans se présenter devant une classe ».

Une déclaration simple de la part du professeur

De son côté, Florent Montaclair a simplement affirmé : « Je vais là où on me dit d’enseigner », résumant ainsi son positionnement face à ces débuts dans cette nouvelle affectation.

Je me tiens à votre disposition si vous souhaitez d’autres reformulations ou précisions.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.