Les fluctuations de poids d’Émilie : un combat personnel face à l’obésité
La question du poids a pris une place centrale dans la vie d’Émilie lorsqu’elle a atteint la trentaine. Suite à une période de profonde dépression, la jeune femme originaire de Moselle a vu son corps changer, accumulant des kilos au fil du temps, avant de tester diverses méthodes pour tenter de retrouver sa silhouette d’avant. Son poids a oscillé de façon significative, en raison notamment des effets secondaires liés à ses traitements. La crise sanitaire du COVID-19 a été un tournant difficile : celle qui se battait contre ses démons a replongé dans un mal-être profond, renforcé par la prise de médicaments antidépresseurs, qui ont entraîné une nouvelle augmentation de son poids, d’environ trente kilos. “J’ai décidé de fréquenter assidûment une salle de sport, tout en m’entourant de nutritionnistes, mais en dépit de tous mes efforts, je n’arrivais plus à perdre du poids. Mon chiffre sur la balance s’élevait à un niveau extrêmement élevé – environ 120 kilos –, et je ne me reconnaissais plus dans ce reflet”, confie-t-elle avec une certaine émotion.
Une nouvelle étape vers la gestion de son poids : l’approche médicale
En découvrant que les médecins peuvent désormais prescrire des traitements contre l’obésité, Émilie décide de se rapprocher de son médecin généraliste. Avec un indice de masse corporelle (IMC) s’élevant à 40 — ce qui correspond à une obésité dite morbide ou massive —, elle remplit les conditions nécessaires pour débuter un traitement médical. Elle commence alors à recevoir des injections de Wegovy, un médicament indiqué pour lutter contre l’obésité, sous surveillance régulière incluant un suivi médical mensuel et des analyses sanguines. “Au début, mon corps a eu du mal à s’adapter. Je devais éviter les aliments riches en matières grasses, car cela provoquait des désagréments digestifs, et je ressentais une grande fatigue en mangeant peu. J’avais aussi des malaises légers”, raconte-t-elle. Malgré ces inconforts, un progrès notable est rapidement visible : la balance affiche une perte de cinq kilos dès le premier mois, et son cholestérol se stabilise, alors qu’elle approchait du seuil du diabète. Après six mois de traitement, lorsque sa perte de poids commence à ralentir, elle opte pour un autre médicament anti-obésité, le Mounjaro, et continue ainsi de voir son poids diminuer.
Une transformation physique spectaculaire mais encore inachevée
Les résultats obtenus par Émilie sont remarquables : en un an de traitement, elle a réussi à perdre 30 kilos. À 44 ans, elle retrouve une silhouette qu’elle n’avait pas connue depuis longtemps, tout en regagnant une estime d’elle-même plus solide et en améliorant globalement sa santé. “C’est déjà une grande victoire, mais je souhaite encore perdre cinquante kilos”, avoue-t-elle avec une lueur d’ambition dans le regard. Toutefois, elle a décidé pour le moment d’arrêter l’utilisation de ces médicaments en raison du coût financier que cela implique : environ 340 euros par mois pour les injections, sans oublier le prix du suivi médical. “Ce montant est devenu trop lourd pour mes finances, cela devient rapidement un véritable trou dans mon budget”, déplore-t-elle. Pour bénéficier d’un remboursement, il faut passer par des spécialistes, souvent situés loin de chez soi, ou suivre un protocole spécifique en centres spécialisés dans la prise en charge de l’obésité. “Les délais d’attente sont longs, et la distance géographique complique tout. Passer par mon médecin traitant, plus proche de moi, semblait une solution plus simple”, explique-t-elle.
La crainte de retomber dans l’ancien : une priorité de stabilization
En attendant de pouvoir recommencer ses injections ou d’en explorer d’autres, Émilie concentre ses efforts sur la stabilisation de son poids actuel. Pour cela, elle a décidé de s’entourer de professionnels de la santé. “J’ai commencé à ressentir à nouveau la sensation de faim, et cette faim constante me déplaît énormément. J’ai déjà repris deux kilos, ce qui me fait beaucoup de mal. Pour stabiliser mon poids, je vais intensifier ma pratique sportive en travaillant avec un coach, et suivre un plan alimentaire élaboré par une nutritionniste. Tout cela me paraît encore plus accessible financièrement que les injections”, affirme-t-elle avec détermination.
Une réflexion sur l’avenir et l’après traitement
Si la médication lui permet de perdre du poids, Émilie s’interroge cependant sur la suite. Comment maintenir ces résultats à long terme ? Quelles habitudes alimentaires adopter pour éviter une reprise de poids ? Combien de temps devra-t-elle continuer ce type de traitement ? La réponse à ces questions dépend de plusieurs facteurs : l’efficacité du médicament, la tolérance du corps, et l’état de sa santé globale. “Psychologiquement, ce n’est pas évident. La sécurité que je ressentais grâce aux injections m’a énormément aidée, c’était une véritable béquille. Maintenant, j’ai très peur de reprendre du poids, et à 44 ans, je ne peux pas envisager de me piquer toute ma vie”, confie-t-elle. “Ce traitement m’a été d’un grand secours, mais à moi de prendre les commandes de ma santé à partir de maintenant”, ajoute-t-elle. Malgré tout, elle n’émet aucun regret d’avoir utilisé ce fameux “coup de pouce”, au contraire : cela lui a permis de sortir d’un cercle vicieux et de regagner confiance en elle.
Note concernant l’utilisation des traitements injectables
Il faut savoir que les médicaments injectables destinés à lutter contre l’obésité ne peuvent être délivrés que sur ordonnance médicale, dans le cadre d’un programme de soins adapté et encadré par un professionnel de santé.






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Émilie partage comment elle gère la peur de reprendre du poids après un traitement anti-obésité