Duralex visé par plusieurs perquisitions pour de graves manquements dans la gestion au Loiret

Sophie Lambert

Voici la réécriture détaillée des paragraphes, en conservant leur longueur et leur structure, tout en utilisant des formulations différentes :

### Plusieurs inspections au siège de Duralex et ouverture d’une enquête

Au début du mois de septembre, plusieurs opérations de police ont été menées au sein du groupe Duralex, une entreprise spécialisée dans la fabrication de verrerie qui est actuellement en procédure de redressement judiciaire. Une enquête judiciaire a été lancée à la suite de ces événements, selon les informations communiquées mardi par le parquet. Ce dernier a précisé ne pas souhaiter donner davantage de détails pour le moment. Selon la procureure de la République, Emmanuelle Bochenek-Puren, une procédure d’instruction a été initiée par le parquet d’Orléans. Elle a mentionné que des opérations judiciaires ont été exécutées en début septembre, parmi lesquelles figuraient des perquisitions, notamment au siège social de la société situé à La Chapelle-Saint-Mesmin, une commune voisine d’Orléans, dans le département du Loiret.

### La situation de Duralex, une marque emblématique de la verrerie française

Célèbre pour ses verres très résistants, souvent qualifiés d’incassables, fabriqués en France sous la marque Duralex, la société se trouve dans une période difficile. En 2024, elle devait être reprise par ses salariés à travers une société coopérative. Cependant, avant cette éventuelle reprise, la société a été placée en redressement judiciaire au début du mois de juin, marquant la cinquième procédure de ce type en un peu plus de deux décennies. Lors de l’automne précédent, Duralex avait cependant réussi à mobiliser environ sept millions d’euros lors d’une opération de levée de fonds auprès de particuliers français. Cet investissement avait été destiné à soutenir la relance économique et à garantir la continuité de ses activités.

### Des accusations de « faute grave » et les interrogations sur la gestion financière

Une source proche de l’affaire a évoqué des « dysfonctionnements importants dans la gestion » de l’entreprise par ses employés, tout en remettant en question la destination des fonds récoltés par Duralex. Il semblerait que le personnel, notamment la direction, ait été impliqué dans des pratiques problématiques. Parmi les personnes concernées, se trouvent l’ancien directeur général, François Marciano, qui a toujours été une figure clef dans le processus de reprise sous forme de coopérative, ainsi que son fils Antoine, nommé directeur financier par son père. La procédure pourrait également concerner ces deux individus. L’avocat de la famille, Me Pierre Lalanne, a indiqué que l’enquête poursuivait une orientation « globale », sans vouloir communiquer davantage sur l’état actuel de l’instruction ou ses enjeux précis, pour l’instant.

### La succession de François Marciano et les perspectives de reprise de Duralex

Au cours du mois d’avril, François Marciano a été remplacé à la tête de la société par Peggy Sadier, qui occupait précédent ses fonctions en tant que directrice marketing et commerciale. Selon les éléments rapportés par la confédération syndicale CGT de l’entreprise, François Marciano et son fils Antoine auraient été mis à pied. Cependant, cela a été décrit par leur avocat comme un licenciement pour faute grave, qualifié comme brutal et dénué de tout fondement tangible. Au début du mois de juin, l’avocat judiciaire a souligné que ces départs n’étaient pas justifiés par des preuves concrètes. En ce moment, trois candidats souhaitent acquérir l’entreprise, qui emploie 243 salariés. La veille, une audience était programmée devant le tribunal de commerce d’Orléans afin de fixer un calendrier pour analyser et examiner les propositions d’achat, dans le but de sauver la société.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.