Le calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) a connu plusieurs modifications au fil du temps, visant à affiner l’évaluation de l’efficacité énergétique des logements. Déjà, le 1er janvier 2026, une nouvelle approche avait été mise en place pour mieux intégrer la contribution du chauffage électrique dans le calcul global. Cette évolution visait à renforcer la précision du diagnostic, en tenant davantage compte de la façon dont l’électricité est utilisée pour le chauffage, afin d’offrir une image plus fidèle de la performance énergétique du bien immobilier.
Ensuite, une autre étape était prévue pour le 1er janvier 2027, marquant une nouvelle réforme en faveur de l’électricité. Cette dernière modification permettrait, de manière automatique, à certains logements équipés d’un chauffage électrique d’améliorer leur étiquette DPE. En d’autres termes, les habitations utilisant cette source d’énergie pourraient voir leur note énergétique augmenter rapidement, grâce à une mise à jour simplifiée et optimisée de leur diagnostic, ce qui pourrait contribuer à encourager la transition énergétique.
Concernant la notion d’énergie primaire, elle constitue un axe fondamental dans l’évaluation de la performance énergétique d’un bâtiment. La prise en compte de cette énergie, qu’elle provienne de l’électricité, du gaz ou du fioul, permet d’apprécier l’impact environnemental et la consommation réelle du logement. Ce paramètre est déterminant dans l’élaboration du DPE, car il sert de base au calcul de la consommation énergétique totale et de l’impact écologique du logement.
Pour chaque type de chauffage, un mode de calcul spécifique est appliqué, prenant en considération la quantité d’énergie primaire nécessaire à la production et à la distribution de l’énergie utilisée pour le chauffage. Cette méthode permet d’estimer l’efficacité globale du système, en intégrant tous les aspects liés à l’approvisionnement énergétique, depuis l’extraction jusqu’à la consommation finale. L’objectif est d’obtenir une évaluation globale qui reflète aussi bien la consommation que l’impact écologique.
Jusqu’au 1er janvier 2026, le coefficient de conversion utilisé dans ces calculs était fixé à 2,3. Cependant, cette valeur a été revue à la baisse, pour atteindre 1,9. La tendance s’est poursuivie, et il est prévu qu’au 1er janvier 2027, ce coefficient soit à nouveau abaissé à 1,7. Cette réduction progressive favorise un calcul plus favorable pour les logements chauffés à l’électricité, leur permettant d’obtenir des notes énergétiques plus représentatives de leur réelle performance.
L’un des enjeux majeurs de cette évolution réglementaire est la volonté du gouvernement de faire en sorte que les DPE et les audits énergétiques deviennent plus favorables à l’électricité. En effet, cette énergie, produite majoritairement en France à hauteur de 95% par des sources décarbonées, est encouragée comme vecteur de la transition énergétique. L’objectif affiché est d’inciter les propriétaires et les locataires à remplacer leurs chaudières à gaz ou à fioul par des équipements plus écologiques, tels que les pompes à chaleur, dans le cadre d’une stratégie de réduction des émissions de carbone.
Une bonne nouvelle pour ceux qui ont effectué ou effectueront une évaluation énergétique : la mise à jour du DPE sera gratuite et simplifiée. En effet, les diagnostics réalisés au cours de l’année 2026 conserveront leur validité, ce qui évite de devoir refaire intervenir un professionnel. La mise à jour pourra être effectuée en quelques clics, via le site de l’ADEME, permettant ainsi de télécharger une nouvelle attestation incluant la nouvelle étiquette du DPE, modifiée suite aux récentes évolutions.
Grâce à cette nouvelle méthode de calcul, environ 300 000 logements pourraient sortir automatiquement de la catégorie des « passoires thermiques ». Ces logements, qui étaient classés F ou G, pourraient ainsi bénéficier d’une nouvelle étiquette plus favorable, leur permettant peut-être de retrouver leur statut dans le marché locatif. Cette évolution représente une avancée significative dans la lutte contre la précarité énergétique, en proposant une solution automatique, sans nécessiter des travaux coûteux ou complexes.
Selon l’organisme spécialisé Hello Watt, qui accompagne les particuliers dans leurs démarches de rénovation énergétique, plus de deux tiers des appartements et maisons sortant de la catégorie des passoires sont en réalité le fruit de ces modifications réglementaires. Autrement dit, ces améliorations de classification résident principalement dans la nouvelle façon d’évaluer la performance thermique, plutôt que dans une rénovation effective des logements. Selon les chiffres du Ministère de la Transition écologique, ces ajustements de calcul, intervenus en 2026 et à venir en 2027, permettraient à près de 1,8 million de logements de sortir de l’état de passoire thermique de façon automatique, un chiffre bien supérieur aux 500 000 logements estimés comme ayant réalisé des travaux de rénovation. Qui plus est, ces nouveaux calculs ne tiennent pas compte du confort lié à la température estivale, un aspect souvent important pour le bien-être des occupants.






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