Arthrose du pouce : démêler les idées reçues pour mieux la traiter

Sophie Lambert

Comprendre la rhizarthrose : une douleur souvent sous-estimée

Vous ressentez une douleur au niveau du pouce ? Il pourrait s’agir d’une rhizarthrose, un trouble dont on parle peu car il reste peu connu. La plupart des gens tendent aussi à minimiser cette gêne, ce qui peut être problématique. En réalité, cette forme d’arthrose affecte près de deux millions de citoyens français. Lorsqu’elle est diagnostiquée tardivement ou pas du tout, elle peut engendrer des douleurs persistantes, une réduction de la mobilité du pouce, voire une perte totale d’autonomie dans certains cas.

Une journée dédiée à l’arthrose pour briser les mythes

À l’occasion de la Journée mondiale consacrée à l’arthrose, qui aura lieu le jeudi 17 septembre, la plateforme spécialisée arthrose-pouce.com souhaite dissiper quatre idées reçues qui persistent et empêchent encore de nombreuses personnes à consulter un professionnel de santé. Notons que l’arthrose est une maladie articulaire caractérisée par une usure progressive et une dégradation du cartilage. Elle peut concerner différentes articulations : le genou, la hanche ou encore la colonne vertébrale, mais aussi les mains, notamment au niveau de l’articulation trapézo-métacarpienne, située à la base du pouce, également appelée rhizarthrose.

Idée reçue : le simple mal au pouce ne justifie pas une consultation médic

La rhizarthrose peut commencer par des signes peu marquants, comme une douleur ressentie lors de gestes quotidiens impliquant l’utilisation du pouce, comme ouvrir une boîte ou soulever un objet. Ces douleurs apparaissent puis disparaissent rapidement, ce qui pourrait donner l’impression qu’il s’agit d’une gêne passagère. Cependant, ces symptômes peuvent être les prémices d’une arthrose du pouce et nécessitent une attention particulière.

Il est essentiel d’intervenir rapidement pour limiter l’évolution

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la latence dans la consultation n’est pas sans conséquence. Il est crucial d’adopter une démarche précoce pour soulager la douleur, préserver la mobilité du pouce et freiner la progression de la maladie. En intervenant rapidement, on peut éviter que la situation ne devienne plus compliquée à traiter par la suite.

Mythe : la rhizarthrose concerne uniquement les personnes âgées

Il est fréquent de croire que cette affection n’affecte que les seniors. En réalité, la rhizarthrose peut apparaître dès la trentaine ou la quarantaine, notamment chez ceux qui sollicitent fortement leurs mains dans leur vie quotidienne ou professionnelle. Par exemple, les artisans, musiciens ou dentistes sont particulièrement exposés à cette maladie, car leur métier demande une utilisation répétée ou intense du pouce.

Mythe : seule la chirurgie peut soulager la problème

Contrary to popular belief, surgery is not the first-line treatment when dealing with rhizarthrosis. It is typically considered only when conservative measures no longer provide adequate pain relief. The decision to proceed with surgery depends on multiple factors, including the patient’s age, their career, the extent of joint damage, and their personal expectations and hobbies.

En cas de chirurgie, quelles sont alors les options ? Selon arthrose-pouce.com, il s’agit souvent d’interventions réalisées en ambulatoire. Elles peuvent consister en la pose d’une prothèse au niveau de l’articulation trapézo-métacarpienne ou en une opération appelée trapézectomie-ligamentoplastie. Le choix technique dépend de plusieurs critères, tels que l’âge du patient, son activité professionnelle, l’état précis de l’articulation et ses loisirs.

Les bénéfices d’un traitement précoce

Après une période de deux à trois mois, la majorité des patients retrouvent une autonomie suffisante pour accomplir leurs gestes quotidiens. Pour ceux dont le métier implique un travail manuel, la reprise peut nécessiter jusqu’à quatre mois pour atteindre une récupération complète.

Mythe : la douleur disparaît d’elle-même avec le temps

Au début, la douleur peut sembler fluctuante, apparaissant sous forme de poussées. Cependant, sans traitement adapté, ces épisodes deviennent plus fréquents, la force du pouce diminue et certaines tâches simples deviennent difficiles à réaliser. Le signe que la maladie progresse est une aggravation progressive des symptômes, qui ne s’atténuent pas spontanément.

Quand consulter un professionnel de santé ?

Il ne faut pas attendre que la douleur devienne permanente ou que la mobilité du pouce soit gravement compromise pour consulter. Plus tôt une prise en charge est initiée, meilleure sera la maîtrise de la maladie et la conservation des fonctions de la main.

Les approches thérapeutiques hors chirurgie

Les traitements conservateurs pour la rhizarthrose incluent la prise d’analgésiques ou d’anti-inflammatoires pour réduire la douleur. Le repos de l’articulation participe également au soulagement. L’utilisation d’orthèses ou de attelles peut s’avérer utile tant que l’articulation n’est pas déformée de façon importante. La kinésithérapie aide à renforcer la zone et à maintenir la mobilité. Dans certains cas, des injections d’anti-inflammatoires ou de substances visant à réparer le cartilage peuvent aussi être proposées comme options thérapeutiques.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.