Présentation du projet de restauration avec ses protagonistes
Lors de la présentation officielle du projet, Francis Kleitz, le maire de Guebwiller, s’est entouré de plusieurs personnalités pour en exposer les grandes lignes. Parmi elles, Bernard Fimbel, président du conseil de fabrique de la paroisse, et Véronique Witwicki-Keiff, en sa qualité de déléguée régionale de la Fondation du patrimoine. C’est dans ce contexte que le maire a retracé succinctement l’historique de la démarche de restauration de cet édifice historique. À travers ses mots, il a évoqué les étapes clés qui ont permis d’aboutir à ce projet, en soulignant la collaboration étroite entre les acteurs locaux et les institutions partenaires. La rencontre s’est concentrée sur le déroulement du processus, tout en insistant sur l’importance de préserver ce site emblématique pour la communauté, tout en mettant en lumière le rôle central de la Fondation du patrimoine dans cette entreprise.
Les difficultés financières dues à la conjoncture économique
Le diagnostic effectué en amont de l’église Notre-Dame a révélé un besoin de rénovation dont le coût total était estimé à environ 15 millions d’euros. À l’origine, la volonté était de s’appuyer sur un dispositif de financement combinant la participation de la Ville, dans le cadre du programme nationalActions cœur de ville, ainsi que des subventions provenant de l’État via la Drac, de la région Grand Est et du Centre Européen d’Archives (CEA). Grâce à ces aides, le reste à charge apparaissait envisageable pour les finances publiques, en tenant compte d’un échéancier de travaux s’étalant sur une décennie. Cependant, les incertitudes économiques actuelles ont entraîné une réduction significative de ces subventions, contraignant les responsables à rechercher des sources de financement complémentaires. Cela a conduit à solliciter la Fondation du patrimoine, déjà engagée dans la restauration de l’orgue de l’église, afin d’assurer la poursuite du chantier face aux contraintes budgétaires accrues.
Les travaux ciblés dans le cadre de la restauration
Les opérations envisagées se concentrent principalement sur plusieurs éléments structurants de l’édifice : la couverture du transept, la charpente, ainsi que la rénovation des murs extérieurs en pierre, tout comme ceux situés à l’intérieur. La restauration doit également inclure la réhabilitation des vitraux, éléments essentiels à l’authenticité et à la splendeur de l’église. Ces interventions sont cruciales pour assurer la stabilité et la préservation de cette partie du patrimoine, tout en améliorant l’aspect esthétique et la sécurité globale du bâtiment. La complexité technique de ces travaux impose une gestion précise et un investissement soutenu, d’où la nécessité de mobiliser des financements importants pour réaliser ce programme.
Objectif financier : mobiliser 630 000 € de dons
Pour la phase actuelle de la rénovation, centrée sur la rénovation du transept et estimée à un coût de 1,6 million d’euros, Véronique Witwicki-Keiff insiste sur l’appel aux dons afin d’assurer le financement nécessaire. Elle précise qu’un objectif de collecte fixé à 630 000 € a été fixé dans cette optique. Tous les financements, même les plus modestes, sont encouragés car ils bénéficieront d’un avantage fiscal considérable : une réduction d’impôt. Selon le type d’impôt, cette réduction peut atteindre 66 % pour l’impôt sur le revenu, 75 % pour l’impôt sur la fortune immobilière, ou encore 60 % pour l’impôt sur les sociétés. L’objectif est de favoriser la participation du plus grand nombre à la sauvegarde de ce patrimoine, tout en offrant des incitations fiscales attractives pour encourager la générosité.
Le soutien de la Fondation et ses contributions
Véronique Witwicki-Keiff a également annoncé que la Fondation du patrimoine contribuerait directement à cette collecte en apportant une enveloppe de 100 000 euros. En plus de cette somme, la Fondation s’engage à verser une participation proportionnelle correspondant à 15 % des montants récoltés via ses actions de levée de fonds. Cela représente une augmentation notable de l’aide financière dans ce contexte de collecte, visant à accélérer la réalisation des travaux nécessaires pour préserver ce monument historique. La mobilisation de ressources importantes reste essentielle pour couvrir le coût total des rénovations et assurer leur achèvement dans les meilleurs délais.
Une volonté locale renforcée par le tourisme et les legs récents
Bernard Fimbel, de son côté, a souligné l’importance stratégique de cette église en tant que site touristique. Il a mentionné qu’environ une quarantaine de visiteurs, principalement des Hollandais, s’étaient rendus récemment pour admirer son orgue exceptionnel. À ses yeux, la préservation de ce patrimoine contribue aussi à la visibilité touristique de Guebwiller, renforçant ainsi l’attractivité de la région. Il a également précisé que le conseil de fabrique avait récemment reçu d’importants legs, ce qui lui permettait de participer activement au financement des différentes phases de travaux. Cette synergie entre le patrimoine, le tourisme et le mécénat local illustre l’attachement de la communauté à la sauvegarde de leur patrimoine commun.
Un appel à la solidarité par le biais des dons
Les personnes intéressées par cette initiative peuvent effectuer leurs dons via le site internet de la Fondation du patrimoine, qui facilite la contribution financière et accompagne les donateurs dans leurs démarches administratives pour bénéficier des avantages fiscaux. Cette participation volontaire constitue une étape essentielle dans la réussite de cette opération collective, permettant à chacun d’apporter sa pierre à l’édifice de la restauration et de la sauvegarde de ce monument historique. La mobilisation générale reste la clé pour atteindre les objectifs fixés et préserver ce patrimoine pour les générations futures.






