Une ancienne élue de Crans-Montana parmi les 17 mises en cause dans l’incendie

Sophie Lambert

Une ancienne conseillère municipale liée à l’enquête suite à l’incendie tragique de Crans-Montana

Une ex-conseillère chargée des travaux publics dans la commune de Crans-Montana a récemment été ajoutée à la liste des personnes mises en cause dans le cadre de l’enquête sur l’incendie qui a coûté la vie à de nombreuses personnes durant la nuit du réveillon. Rose-Marie Clavien, qui a occupé le poste de conseillère communale responsable des questions relatives aux constructions de cette station alpestre entre 2017 et 2024, a été auditionnée ce vendredi matin par les autorités chargées de l’enquête. Selon des sources proches du dossier, cette convocation intervient dans le contexte de l’enquête sur cet incendie dévastateur qui a fait 41 victimes et plus d’une centaine de blessés, des informations corroborées par la radio-télévision publique suisse (RTS).

Une évolution dans la mise en cause des acteurs impliqués

Cette nouvelle désignation porte à 17 le nombre total de personnes sous investigation dans cette affaire. Parmi elles, figurent non seulement huit responsables politiques, actuellement ou anciennement en fonction, mais également sept employés ou anciens employés de la municipalité. Il a été reconnu peu après le drame que dans le bar incendié, aucun contrôle en matière de sécurité incendie n’avait été effectué depuis 2019. Les principaux individus mis en cause, Jacques et Jessica Moretti, copropriétaires français du bar nommé Le Constellation, seront convoqués à nouveau pour des confrontations prévues à l’automne, selon les mêmes sources. Comme rapporté, Jacques Moretti a été arrêté dans la foulée de violences supposées envers son épouse lors de la nuit du 11 au 12 août à leur domicile dans le canton du Valais. Selon plusieurs médias helvétiques, il serait encore en détention provisoire la veille de la rédaction de cet article.

Une enquête toujours en cours

L’incendie détecté dans ce bar lors de la célébration de la Saint-Sylvestre a principalement touché des adolescents et de jeunes adultes, nombreux parmi eux originaires de pays étrangers, notamment d’Italie et de France. Les premières analyses de l’enquête indiquent que le feu aurait été déclenché par des étincelles provenant de bougies de type « fontaine », qui auraient mis le feu à une mousse isolante fixée au plafond du sous-sol du lieu de fête. Dans le cadre de cette procédure judiciaire, toutes les personnes impliquées doivent répondre des mêmes accusations : homicide par négligence, blessures par négligence et incendie par négligence. La gravité de la situation a conduit à des investigations approfondies, visant à établir avec précision les responsabilités de chacun dans cet événement tragique.

Analyse complémentaire et dossier associé

Depuis sa dernière audition en début juin, Jessica Moretti est également mise en cause pour avoir fourni de faux renseignements en lien avec une fausse facture concernant la mousse isolante installée dans le sous-sol du bar. La révélation de communications entre cette dernière, son conjoint et certains employés, attestant de leur connaissance du risque d’incendie, a incité deux avocats représentant les parties civiles à demander aux magistrats suisses une réforme des charges initiales pour mieux refléter la gravité de leur implication. La démarche vise à réévaluer la qualification juridique de leur responsabilité dans cette affaire dramatique, qui continue de mobiliser l’attention des autorités et du public.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.