Engagement de TotalEnergies à maintenir le prix plafonné face au conflit au Moyen-Orient
Le président-directeur général de TotalEnergies a affirmé samedi que son groupe continuerait à fixer un plafond sur le prix des carburants dans ses stations aussi longtemps que la guerre au Moyen-Orient persisterait. Cette position témoigne de la volonté de l’entreprise de gérer la flambée des prix en raison des tensions géopolitiques dans cette région stratégiquement importante.
Maintien d’un tarif maximal pendant l’été, notamment en zones rurales et sur autoroute
Cet été, la société pétrolière française a opté pour un tarif plafond de 1,99 euro par litre pour l’essence, ainsi que 2,25 euros pour le gazole. Ces mesures ont principalement été appliquées dans les zones rurales ainsi que sur les voies rapides, afin de limiter l’impact de la hausse des prix sur les conducteurs, malgré le contexte de forte tension internationale.
État de la situation des prix des carburants en France au 29 août
Selon une analyse réalisée par l’Agence France-Presse à partir de données officielles, à la date du 29 août, tous les types de carburants en France dépassaient le seuil de 2 euros le litre. Les prix moyens s’établissaient à 2,035 euros pour le SP95-E10, 2,219 euros pour le diesel, et 2,129 euros pour le SP98, illustrant la persistance d’un coût élevé pour les automobilistes. Ces chiffres traduisent une stabilité dans la tendance à la hausse, malgré les efforts pour contenir les prix.
Le maintien du plafonnement : un engagement face au contexte géopolitique
Interrogé par plusieurs médias, dont France Inter, Le Monde et France Télévisions, sur la prolongation de cette politique de plafonnement, le PDG de TotalEnergies a confirmé que cette stratégie serait poursuivie tant que le conflit au Moyen-Orient durerait. Cette déclaration témoigne de la détermination de l’entreprise à protéger ses clients, même si cela engendre des coûts financiers importants. Il a précisé que les dépenses liées à ce dispositif étaient supérieures à leurs prévisions initiales, passant de 200 millions d’euros fin juin à environ 250-300 millions d’euros, tout en admettant que la part de marché du groupe avait probablement gagné un petit pourcentage dans ce contexte.
Les implications commerciales du maintien du plafond de prix
Le dirigeant a ajouté que l’afflux de clients déployant en masse dans ses stations pourrait augmenter la part de marché de TotalEnergies, passant de la moyenne habituelle de 22 % à environ 25 %. Toutefois, la réduction des prix implique également un coût pour la société, ces prix étant inférieurs aux prix internationaux, ce qui revient à une perte de marge dans un contexte de vente accrue.
Une question de taxation et de futures politiques tarifaires
Face à la question de savoir si cette mesure pourrait dissuader la société de payer une taxe sur ses superprofits, réclamée par certains partenaires européens, le PDG a répondu de manière prudente, indiquant qu’il n’était pas encore certain de l’impact mais soulignant que cette situation dépendrait des décisions futures. Il a ajouté que, si des taxes devaient être imposées, cela signifierait que le plafonnement pourrait cesser à l’avenir chez TotalEnergies.
Les perspectives d’application des taxes exceptionnelles
Le dirigeant a réaffirmé qu’une fois la taxation imposée, la société adapterait ses stratégies, laissant entendre qu’il n’y aurait pas de maintien du plafonnement en cas de nouvelles taxes. Il a également indiqué que TotalEnergies anticipait de devoir s’acquitter de la contribution exceptionnelle sur ses bénéfices, prévue dans le cadre du projet de budget pour 2027.
Vers une contribution fiscale accrue pour TotalEnergies
Le chef d’entreprise a anticipé que l’entreprise continuerait à payer l’impôt sur les sociétés en 2026, notamment grâce aux profits générés dans le détroit d’Ormuz et en France, malgré la volonté de l’éviter dans le contexte de la surtaxe annoncée. Il prévoit que cette surtaxe pourrait représenter plusieurs centaines de millions d’euros pour le groupe, une charge supplémentaire significative.
Le message clair sur la surtaxe et l’avenir économique du groupe
Il a commenté que si cette surtaxe devait s’appliquer, elle ne serait pas sans conséquence pour le groupe, qui devra faire face à cette charge financière supplémentaire. Même si cette taxe n’est pas considérée comme une bonne idée, elle concerne inévitablement TotalEnergies et ses finances futures. M. Pouyanné a confirmé que cette mesure pourrait coûter plusieurs centaines de millions d’euros au groupe dans la perspective de 2027.






