Les fluctuations du marché immobilier ont été nombreuses ces dernières années, mais la région montagneuse a su rester à l’abri de ces remous. En conséquence, l’attractivité des stations de montagne n’a pas faibli, et les prix y ont continué à progresser, confirmant leur solide réputation.
Selon une étude récente publiée par le réseau Cimalp, spécialisé dans l’immobilier de luxe dans les Alpes, la tendance à la hausse des prix dans ces zones a été particulièrement marquée. Au cours des cinq dernières années, les tarifs en stations ont connu une augmentation de 18,1 %, illustrant l’engouement croissant des investisseurs pour ces destinations. Plus récemment, durant l’année écoulée, cette croissance s’est poursuivie avec une hausse de 3 %.
Cependant, ces augmentations de prix révèlent également des écarts importants selon les régions. Si, jusqu’à présent, la notoriété de chaque station était le principal facteur influençant à la fois la demande et le coût des biens immobiliers, de nouveaux paramètres prennent désormais une place centrale dans l’évaluation de leur attractivité.
L’altitude joue un rôle clé. En particulier, les stations situées au-dessus de 1800 mètres bénéficient d’un avantage substantiel, car leur enneigement reste plus fiable sur le long terme. Ces altitudes élevées permettent aux stations de garantir des conditions d’enneigement optimales, ce qui séduit tant les touristes que les acheteurs potentiels.
Les saisons ne sont plus le seul critère déterminant pour choisir un bien immobilier dans ces zones. La période estivale gagne en importance, car l’offre et les activités proposées durant l’été sont désormais considérées comme des atouts majeurs par les investisseurs et les acheteurs. La tendance à pratiquer le tourisme tout au long de l’année évolue vers un modèle équilibré, où un bien immobilier peut être valorisé aussi bien en été qu’en hiver. Benjamin Berger, directeur général adjoint et associé, souligne que « aujourd’hui, les pratiques touristiques ont évolué vers un modèle quatre saisons plus harmonieux, où la polyvalence des biens immobiliers est devenue essentielle ».
L’accessibilité est également un critère primordial pour expliquer l’attrait de ces stations. Les propriétaires cherchent à pouvoir profiter de leur résidence aussi bien en hiver qu’en été, mais aussi à pouvoir télétravailler aisément durant l’année. Les stations bien desservies par le train, faciles d’accès depuis des villes comme Lyon, Genève ou même Paris, récoltent particulièrement l’intérêt des acheteurs. La facilité d’accès contribue à la hausse continue des prix dans ces zones, accentuant leur attractivité.
La région de la Tarentaise occupe une place de choix dans ce contexte dynamique. Parmi les stations qui tirent leur épingle du jeu, celles bénéficiant d’une renommée internationale restent les plus prisées, affichant les tarifs les plus élevés. Courchevel, avec un prix moyen d’environ 14 190 € par mètre carré, et Val d’Isère, à près de 13 028 € par mètre carré, figurent en tête de liste. Megève, pour sa part, affiche des prix proches, à environ 11 653 € le mètre carré. D’autres localités, jusqu’ici moins connues, connaissent également une croissance remarquable, telles que Crest-Voland ou Saint-Martin de Belleville. Des stations comme Serre-Chevalier ou Saint-Gervais présentent des prix plus abordables, ce qui permet aux acheteurs d’acheter de plus grands volumes de surface.
Les Deux Alpes, station de renom dans la région de l’Isère, obtiennent également des résultats remarquables. Les prix y varient entre 8 000 et 12 000 € le mètre carré, ayant connu une augmentation de 77 % en cinq ans. Les perspectives restent favorables, avec une possible poursuite de la hausse. Cette station bénéficie d’une altitude culminant à 3 600 mètres, assurant un enneigement fiable, tout en proposant une activité estivale dynamique et diversifiée, renforçant ainsi son attrait tout au long de l’année.






