Quelles sont les meilleures régions françaises pour prendre sa retraite selon Famille-Argent ?

Sophie Lambert

Analyse comparative des facteurs influençant la qualité de vie lors de la retraite

Une étude récente s’est penchée sur six éléments fondamentaux susceptibles d’affecter la confortabilité de la vie une fois à la retraite. Parmi ces éléments, on retrouve la proportion de retraités dans la totalité de la population, le phénomène de vieillissement démographique, le coût de l’immobilier, la présence de communes bénéficiant du label « 3 fleurs » ou plus, la longévité estimée après 60 ans, ainsi que la facilité d’accès aux professionnels de la santé dans chaque région. Ces critères ont été analysés dans le but de déterminer quels territoires offrent les meilleures conditions pour profiter sereinement de cette étape de la vie.

La Bretagne : la région la plus recommandée pour prendre sa retraite

Le classement des régions les plus propices à une retraite épanouie réserve quelques surprises, notamment avec la première position attribuée à la Bretagne. La région obtient une note globale de 73,9 sur 100, un indice qui reflète une bonne harmonie entre divers aspects favorables. La Bretagne se distingue notamment par un environnement immobilier relativement abordable, mais aussi par la richesse de ses espaces verts, essentielles pour la détente et la bien-être. Le taux de communes bénéficiant du label « 3 fleurs » ou plus est également plus élevé en Bretagne qu’ailleurs, atteignant 49,2 %, ce qui en fait la région où la nature est la plus présente et préservée. Comparée à d’autres régions, elle possède ainsi plus du double d’espaces verts que la Nouvelle-Aquitaine ou l’Auvergne-Rhône-Alpes, qui affichent respectivement 22,7 % et 20,6 % de communes labellisées.

Un immobilier accessible comme facteur déterminant

Le marché immobilier constitue également un enjeu majeur, et la Bretagne possède un autre avantage notable dans ce domaine. La côte bretonne offre des biens dont le prix médian pour une pièce est d’environ 34 000 euros, ce qui est presque deux fois moins élevé que ce qui est pratiqué en Île-de-France, où le prix médian atteint 67 000 euros. De plus, l’immobilier en Bretagne reste nettement plus abordable que dans des régions comme la Provence-Alpes-Côte d’Azur, où le prix médian dépasse les 72 000 euros par pièce. La forte disparité entre ces territoires a un impact direct sur le coût de la vie durant la retraite, favorisant la Bretagne comme destination privilégiée pour un départ à la retraite plus serein et moins coûteux.

La Côte d’Azur : un lieu prisé malgré des coûts élevés

En deuxième position dans le classement, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur présente une note globale de 67,1 sur 100. Elle se différencie par ses établissements de santé très accessibles et par une espérance de vie particulièrement longue : en moyenne, les seniors de plus de 60 ans peuvent espérer vivre encore 26,3 années. La densité de professionnels de la santé y est la plus forte avec 412 praticiens pour 100 000 habitants, un chiffre exceptionnel qui garantit un accès facile et rapide aux soins. Cependant, cette région souffre d’un élevé prix de l’immobilier, avec un prix médian de 72 000 euros par pièce, ce qui en fait la région la plus coûteuse du classement. En comparaison, cela représente plus de deux fois le coût en Bretagne ou le double encore par rapport à la région Grand Est, où le prix médian est d’environ 28 000 euros.

La Nouvelle-Aquitaine : un choix rassurant pour sa population vieillissante

La troisième place revient à la région Nouvelle-Aquitaine, qui affiche une note globale de 64,9. La région possède un indice de vieillissement démographique parmi les plus élevés, avec 117,9 % de personnes âgées de 65 ans et plus pour chaque individu de moins de 20 ans. Cela témoigne d’un mouvement de population vieillissante, mais aussi de l’attractivité que cette région continue d’avoir pour ses retraités. L’immobilier y demeure abordable, avec un prix médian d’environ 38 000 euros par pièce, ce qui la place à une distance raisonnable des autres territoires plus coûteux. La région bénéficie également d’un environnement convivial pour une retraite active ou paisible, renforçant son statut de lieu de vie apprécié par les seniors en quête de tranquillité.

Les régions du Grand Est et de l’Auvergne-Rhône-Alpes : des positions intermédiaires

L’Auvergne-Rhône-Alpes, avec une note de 49,4, se positionne en onzième place. La région présente par ailleurs une espérance de vie après 60 ans d’environ 26,25 ans, ce qui est l’un des meilleurs résultats dans cette étude. Elle compte également un nombre respectable de professionnels de santé, avec 350 praticiens pour 100 000 habitants, un chiffre comparable à celui de l’Occitanie. Toutefois, cette région affiche une proportion relativement faible de communes labellisées « 3 fleurs » ou davantage, avec seulement 20,6 %, et un indice de vieillissement démographique moins élevé, établit à 86,4. En termes de coût, l’immobilier y est plus cher que dans la plupart des régions associées à une meilleure qualité de vie, avec un prix médian d’environ 45 000 euros par pièce. La région Grand Est se place en huitième position, avec une note de 56,2, une espérance de vie au-delà de 60 ans approchant les 25 ans, ce qui en fait un choix relativement équilibré mais moins attractif que d’autres à certains égards.

Les Hauts-de-France : la région la moins favorable à la retraite

Dernière de la liste, la région Hauts-de-France affiche une note globale de seulement 41,5. Elle se différencie par une espérance de vie après 60 ans la plus courte, avec seulement 24,4 années en moyenne, ce qui peut compliquer l’organisation d’une retraite dans ces territoires. La proportion de seniors par rapport à la population plus jeune y est également faible, avec un indice de vieillissement démographique de 75,5. Cependant, la région présente un atout non négligeable en termes d’immobilier : le prix médian d’une pièce s’élève à environ 32 000 euros. Ce coût demeure plus de deux fois moins élevé que dans des régions plus prisées comme la Provence-Alpes-Côte d’Azur ou l’Île-de-France, ce qui peut représenter un critère de choix pour ceux qui privilégient la faible dépense initiale ou recherche une retraite dans un environnement à moindre coût.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.