Évolution du marché automobile en août : un contexte contrasté entre véhicules neufs et occasions
Le marché de l’automobile d’occasion a connu un mois d’août marqué par une baisse notable. En effet, le nombre d’immatriculations a diminué de près de 5 %, enregistrant un total de 358 872 véhicules vendus durant cette période. Sur l’ensemble des huit premiers mois de l’année, cette tendance perdurante s’est traduite par une baisse cumulée de 4 %, avec un total de 3 460 230 voitures immatriculées, comparé à la même période en 2025. Ce déclin souligne une orientation délicate pour ce segment du marché, mettant en lumière des facteurs économiques ou conjoncturels qui pourraient influencer la demande.
Paradoxalement, le secteur du neuf affiche une dynamique positive renforcée par une croissance solide. Les ventes ont augmenté de 7,4 % en août, totalisant 94 351 immatriculations. Depuis le début de l’année, cette progression se confirme, avec une hausse de 3,1 % qui traduit une relance du marché nouveau. Ce contexte semble indiquer un regain d’intérêt pour les véhicules neufs, soutenu par une confiance renouvelée des consommateurs ou des incitations spécifiques.
Une explosion des marques chinoises sur le marché
Malgré la stabilité relative des marques françaises, qui détiennent encore près de la moitié du marché avec 47,6 %, celles-ci connaissent une légère perte à la fois en volume (-5,4 %) et en part de marché (-0,7 %). Toutefois, c’est du côté des constructeurs étrangers que l’évolution est la plus spectaculaire. Les marques chinoises, par exemple, connaissent une croissance remarquable avec une hausse de 69,3 % en volume. Leur part de marché a aussi bondi de façon significative pour atteindre 0,77 %, contre seulement 0,43 % en août 2025. Cette explosion traduit un intérêt croissant pour ces marques, qui gagnent doucement mais sûrement du terrain face à une concurrence plus établie.
Les constructeurs premium allemands, souvent considérés comme le sommet de la qualité et de la technologie, témoignent quant à eux d’un recul. Ils enregistrent une contraction de 7,7 % en volume et une baisse de 3 % en part de marché. Le groupe Volkswagen, en particulier, souffre aussi d’un recul de 5,1 % concernant ses ventes, tout en voyant sa part de marché fléchir légèrement (-0,4 %). Ces résultats illustrent une période de transition et peut-être de saturation pour ces segments traditionnellement très investis.
Performances contrastées des marques asiatiques
Les marques asiatiques présentent un profil de croissance plus nuancé. Les constructeurs coréens connaissent une embellie notable avec une augmentation de 1,8 % en volume et une expansion de leur part de marché de près de 7 %, ce qui témoigne d’une meilleure réception de leurs modèles. En revanche, les japonaises peinent à maintenir leurs positions, affichant une baisse de 4,8 % en volume et une légère baisse en part de marché (-0,1 %). Ces variations soulignent une compétition plus vive et un marché asiatique en pleine mutation.
L’expansion fulgurante des marques chinoises se confirme une fois de plus avec une croissance impressionnante de 69,3 % en volume et de 77,8 % en part de marché. Leur présence sur le marché dépasse désormais 0,77 %, un chiffre qui témoigne d’un essor rapide et d’un intérêt accru des consommateurs pour ces véhicules.
Évolution par groupes et segments de véhicules
Les grands groupes automobiles ne sont pas en reste et affichent eux aussi des tendances intéressantes. Stellantis, par exemple, subit une baisse de 6,9 % en volume de ventes, tout comme sa part de marché qui recule de 2,3 %. Renault, de son côté, perd légèrement du terrain avec une chute de 3,1 % de ses ventes en volume, mais contre toute attente, il en profite pour augmenter sa part de marché de 1,7 %, principalement grâce à la performance remarquable de la marque Dacia.
Au niveau des véhicules d’occasion, un constat plus préoccupant se dessine pour les modèles très récents. Les ventes de véhicules âgés d’un an ou moins ont diminué de 9,6 % en volume par rapport à août 2025, avec une baisse équivalente en part de marché (-5 %). Ce segment voit également l’émergence des motorisations hybrides et électriques, qui prennent une place croissante : désormais, ces technologies représentent 72,7 % du marché, contre 55,1 % en 2025. Un changement marqué par la montée en puissance du véhicule électrique dans cette tranche haut de gamme.
Les véhicules d’occasion un peu plus âgés (2 à 5 ans) connaissent eux aussi un recul, avec une chute de 8,4 % en volume et de 3,8 % en part de marché. Les voitures de 6 à 10 ans, malgré une baisse de 7,6 % en volume, maintiennent une majorité, avec une part de marché résiduelle de 93,6 %, dominée toujours par les motorisations essence et diesel. Cependant, ces dernières subissent une réduction de leur popularité, notamment en raison de la hausse du prix des carburants, ce qui explique le déclin du diesel de 10,9 % dans ce segment.
Les voitures plus anciennes, de 11 à 15 ans, connaissent également une baisse de 7,5 % en volume, leur part de marché reculant de 2,8 %. En revanche, c’est le segment des véhicules dépassant 16 ans qui progresse, avec une hausse de 3,7 % en volume. Ces voitures plus anciennes ont su capter une part significative du marché, augmentant leur pourcentage de 8,9 %, ce qui leur confère désormais plus de 30 % de l’ensemble (contre environ 28 % en 2025).
La mutation des motorisations en marche
L’évolution des types de motorisation illustre clairement la tendance vers des alternatives plus propres. La transition des motorisations traditionnelles vers les versions électrifiées accélère, avec notamment une baisse de la part de marché des motorisations essence et diesel respectivement de 1,8 % et 6,9 %. Ces chiffres indiquent que les véhicules électriques et hybrides gagnent du terrain au détriment des anciennes technologies, conformément aux ambitions de réduction des émissions et aux nouvelles réglementations.
Les véhicules électriques purs enregistrent eux aussi une forte croissance. Leur volume a augmenté de 32,4 %, avec un total de 16 032 unités vendues en août. La part de marché de ces véhicules électriques a également bondi de près de 40 %, atteignant ainsi 18,4 % du total des immatriculations, soulignant la montée en puissance continue de cette technologie dans le paysage automobile.
Ces observations traduisent un marché en pleine mutation, où les exigences environnementales, économiques et technologiques façonnent la nouvelle donne. La progression spectaculaire des véhicules électriques, conjuguée à la stagnation ou au recul de segments plus anciens ou traditionnels, souligne un bouleversement incontournable qui devrait continuer à influencer la dynamique des ventes dans les mois à venir.






