Les prix de l’immobilier en bord de mer se stabilisent

Sophie Lambert

Voici la reformulation des différents paragraphes, en conservant leur longueur et leur structure, tout en évitant le contenu dupliqué :

Après la crise liée à la pandémie, la proximité avec la mer est devenue le critère principal dans le choix d’un bien immobilier, reléguant au second plan tous les autres facteurs. En conséquence, les tarifs ont connu une augmentation considérable, atteignant des sommets insoupçonnés.

Actuellement, cette tendance s’atténue quelque peu, même si les destinations balnéaires conservent leur fort attrait. Selon la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), le prix moyen y demeure environ 50 % plus élevé que dans le reste du territoire français.

Cependant, plutôt que de continuer à grimper, les prix ont désormais tendance à se calibrer. Cette correction se manifeste différemment selon les côtes, avec des variations notables.»

Les évolutions sur la côte atlantique

Après avoir connu des hausses spectaculaires entre 2019 et 2022, atteignant parfois +30 % dans certaines localités, le marché immobilier du littoral atlantique semble maintenant retrouver un certain équilibre.

Les prix n’augmentent plus qu’à un rythme très lent, de l’ordre de 0,2 % sur une année, tout en restant bien au-dessus des niveaux d’avant la crise sanitaire. Parmi les stations les plus huppées figurent Lège-Cap-Ferret, Soorts-Hossegor et Les Portes-en-Ré.

Il est important de souligner que le marché dans cette région est en partie modifié par la décision prise par la communauté d’agglomération du Pays basque. Celle-ci prévoit d’interdire toute nouvelle construction de résidences secondaires à partir de juin 2025, dans un objectif de lutte contre la crise du logement. Cinq communes phares du littoral — Biarritz, Anglet, Bayonne, Bidart et Boucau — seront concernées par cette mesure.

La Bretagne, une région en mouvement

Après la période des confinements, la Bretagne a rapidement été perçue comme une zone très prisée, notamment par les habitants de l’Île-de-France en télétravail. Les prix y ont alors augmenté de 39 % depuis 2019, marquant la plus forte hausse parmi tous les littoraux français.

De nos jours, cette dynamique s’est ralentie, la demande se portant principalement sur des maisons anciennes situées à une distance maximale de 3 kilomètres du littoral. La Bretagne continue cependant à demeurer plus accessible financièrement que la Côte d’Azur ou certains secteurs de l’Atlantique.

Les stations de la Manche : une phase de correction

Les villages et stations balnéaires de la Manche ont également connu une flambée des prix suite à la crise sanitaire : une hausse de 32 % depuis 2019.

Mais que l’euphorie se tasse, ces zones subissent désormais une correction, avec une baisse moyenne de 1,4 % sur un an. Malgré cette tendance, des localités telles que Deauville ou Le Touquet-Paris-Plage continuent de bénéficier d’une forte demande en raison de leur réputation et de leur attractivité.

La Côte d’Azur et la Corse, deux régions au sommet

La Côte d’Azur reste la zone la plus coûteuse de France, en dépit des fluctuations récentes. La demande pour cette région continue d’être très soutenue.

Les prix y progressent encore très modestement, à hauteur de 1,6 % sur un an. Certaines stations renommées maintiennent des records, comme Saint-Jean-Cap-Ferrat où le mètre carré peut atteindre 18 000 euros, ou encore Ramatuelle et Saint-Tropez.

Quant à la Corse, elle affiche la croissance la plus dynamique, avec une augmentation annuelle de 8,5 %. Son marché immobilier continue d’attirer un grand nombre d’investisseurs et d’acheteurs en quête de biens exclusifs.

Les tendances et critères d’achat dans les stations balnéaires

Au-delà des disparités régionales, les stations balnéaires sont désormais concernées par les nouvelles règles propres au marché immobilier. Il est de plus en plus fréquent que la qualité énergétique d’un logement influence fortement la décision d’achat.

En effet, un logement mal classé selon la consommation énergétique (DPE) rencontre plus de difficultés à se vendre, même en étant situé à proximité du littoral. Par ailleurs, la nécessité de prévoir des travaux peut inciter certains acheteurs à négocier davantage le prix, voire à se désister si le coût devient trop important.

Les biens dont les tarifs restent alignés avec ceux post-Covid ont souvent du mal à trouver acquéreur. Le marché des biens en bord de mer semble désormais s’être stabilisé, adoptant un profil plus mature et raisonnable que lors de la période de forte spéculation antérieure.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.