La grande salle de l’espace Grappelli à Mertzwiller porte désormais le nom de Georges Sommer

Sophie Lambert

Célébration officielle et présence politique lors de l’inauguration de la salle Georges-Sommer

Une foule importante de personnalités politiques a assisté, le samedi 26 septembre, à l’ouverture officielle de la nouvelle salle baptisée Georges-Sommer. Parmi les invités, on retrouvait la sénatrice Laurence Muller-Bronn, la responsable de la communauté de communes du Pays de Niederbronn-les-Bains, Patrice Hilt, ainsi que Victor Vogt, un conseiller régional d’Alsace. Les maires des communes voisines, notamment Niederbronn-les-Bains, Mietesheim, Oberbronn et Zinswiller, s’étaient aussi déplacés pour cet événement. La cérémonie a aussi été honorée par la présence des deux filles du défunt Georges Sommer, Françoise et Anne, ainsi que de sa belle-sœur, Octavie. Toutes ces personnalités ont convergé pour rendre hommage à celui qui a marqué la territoire à travers ses actions.

Une exposition artistique en écho à l’événement

L’après-midi a été consacré à une exposition nommée “Mertz’Ville d’Art”, qui reste accessible jusqu’au dimanche 4 octobre. Laurence Muller-Bronn n’a pas manqué d’évoquer la particularité de cette manifestation, la qualifiant d’ « exceptionnelle et innovante dans le domaine artistique ». Il s’agit d’une vitrine pour mettre en avant des œuvres variées, apportant une touche culturelle importante à cette journée de festivités.

Georges Sommer : un homme d’engagement et un artiste talentueux

Né en 1924 et décédé en 2018, Georges Sommer a laissé une empreinte profonde dans la vie locale. Sa carrière politique le voyait occuper le poste d’adjoint au maire, tout en étant le fondateur et premier président de l’office des sports et des loisirs (OSL) de Mertzwiller. C’est également lui qui a, avec le maire de l’époque, Marc Halter, impulsé des projets majeurs tels que le jumelage avec la commune allemande de Burghaun, la construction de la salle polyvalente « Maison Rouge » ainsi que l’organisation du cortège du messti, un événement traditionnel incontournable. En dehors de ses responsabilités publiques, Georges Sommer était aussi un enseignant, ayant occupé des fonctions de directeur d’école et de principal adjoint au collège Jacques-Tati. Par ailleurs, il cultivait une passion pour la peinture, étant reconnu comme un artiste peintre de talent.

Une démarche de transmission et de valorisation de la créativité locale

« Une commune ne peut se bâtir sans des femmes et des hommes capables de transmettre leur savoir aux générations futures », a affirmé le maire Jean Klieber lors de la cérémonie. Il a aussi souligné l’importance de célébrer la mémoire de Georges Sommer en donnant vie à cette salle. La première adjointe, Armelle Waechter, a ajouté que cette inauguration s’inscrit dans une volonté de valoriser la créativité locale : « À Mertzwiller, de nombreux artistes peignent, prennent des photographies, sculptent, créent à partir de matériaux variés comme la laine, le tissu ou encore les fleurs. La commune a aussi une passion pour le bonsaï. » Cette exposition a aussi pour but de mettre en lumière tout le tissu artistique de la région.

Une sélection d’œuvres et d’ateliers pour tous les publics

Pour cette occasion, quatorze artistes indépendants ont présenté leurs œuvres dans divers domaines. Plusieurs ateliers ouverts à toutes les générations ont aussi été proposés : peinture, couture, tricot, art floral. L’événement a permis à Madeleine Ruggero d’animer un atelier de peinture destiné aux enfants, favorisant ainsi l’apprentissage et la découverte artistique dès le plus jeune âge.

L’ensemble de ces initiatives traduit la volonté de la commune de faire vivre la culture et l’art sous différentes formes, tout en rendant hommage à l’héritage de Georges Sommer. La soirée a ainsi permis à la communauté de se rassembler dans une ambiance festive et artistique, ponctuée par l’émotion de perpétuer une mémoire vivante.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.