En 2027, la multiplication des radars urbains vise à renforcer la sécurité routière et à punir de nouvelles infractions

Sophie Lambert

Voici la version réécrite des paragraphes, en français, avec mes propres expressions :

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Souriez, vous serez probablement encore plus photographiés par les radars. Le gouvernement français prévoit de renforcer la présence de dispositifs de contrôle automatisés sur l’ensemble du territoire, dans le cadre du projet de budget pour l’année 2027 en cours d’examen à l’Assemblée nationale. La stratégie de l’exécutif vise à accroître le nombre de sanctions administratives tout en améliorant la modernité des équipements de surveillance. Selon les estimations intégrées dans le projet de loi de finances, le parc de radars installés en zone urbaine devrait ainsi passer de 340 unités à la fin de 2026 à un total de 750 d’ici la fin 2027, soit une augmentation d’environ 410 radars en l’espace d’un an. Cependant, ce calendrier reste encore incertain. Ces dispositifs, plus petits et plus dissimulés que les anciennes cabines fixes, peuvent être positionnés sur des éléments de mobilier urbain ou fixés sur des poteaux d’éclairage. Conçus pour repérer plusieurs types d’infractions, ils visent principalement à contrôler les excès de vitesse, mais aussi le non-respect des feux rouges.

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Sous cette augmentation du nombre de radars, l’État souhaite également dire adieu à l’optique purement répressive pour en faire un outil de financement. Le projet de budget pour 2027 prévoit que les recettes issues des infractions routières atteindront jusqu’à 2,2 milliards d’euros. Cette somme comprend les revenus générés par les radars automatiques, les procès-verbaux électroniques et les amendes forfaitaires majorées. Toutefois, il est important de souligner que ces chiffres ne constituent pas une garantie de recettes, mais seulement des projections ; leur réalisation dépendra du rythme de déploiement des équipements et du volume de violations constatées. La confiance dans ces prévisions reste donc sujette à plusieurs incertitudes.

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La mise en place massive de ces nouveaux radars urbains repose aussi sur une volonté de faire augmenter les recettes fiscales. Lors de l’année 2025, celles-ci avaient déjà atteint un niveau élevé, s’élevant à 2,13 milliards d’euros, selon des données rapportées par la publication spécialisée L’Argus. Une partie de ces fonds est consacrée à la sécurité routière, à l’entretien et à la modernisation des infrastructures, tandis que le reste contribue au financement des collectivités locales ou sert à réduire la dette de l’État. Cette orientation montre une volonté de transformer la carrière de l’automobiliste en une ressource financière pour l’État, en renforçant le contrôle et la sanction.

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L’année 2027 pourrait également marquer une avancée technologique dans la capacité de détection des radars. La modernisation prévoit en effet de remplacer les appareils obsolètes par des modèles de dernière génération équipés d’intelligence artificielle. Ces nouvelles technologies devraient permettre, à terme, la reconnaissance automatique de diverses infractions au code de la route, comme l’utilisation du téléphone portable au volant, le refus de porter la ceinture de sécurité ou encore la circulation dans une voie réservée, comme celle dédiée aux bus. La mise en œuvre de ces dispositifs intelligents dépendra toutefois de la réussite du développement, de leur homologation, et de nombreux tests avant leur déploiement officiel.

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Parallèlement, une expansion des radars sonores pourrait également être envisagée à l’échelle nationale. Exemplifiés depuis le début de 2022, ces appareils ont pour objectif de verbaliser les véhicules qui génèrent des nuisances sonores excessives, notamment ceux équipés d’échappements modifiés de manière illégale. Un processus d’homologation définitive devrait intervenir « au début de l’année 2027 », selon une déclaration du ministère chargé de la Transition écologique, publiée dans le Journal officiel du Sénat. La multiplication de ces radars acoustiques viendrait renforcer le cadre réglementaire visant à limiter la pollution sonore, tout en améliorant la qualité de vie dans les zones urbanisées.

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Sur le sujet de la sécurité routière, il est aussi à noter que des voix s’élèvent contre certaines mesures, notamment l’attribution de la fameuse mention “S” sur les véhicules des seniors, considérée comme stigmatisante. Ce genre de mesures, jugées parfois excessives ou discriminatoires, soulève des débats au sein de la société. La mise en œuvre d’équipements plus sophistiqués et leur intégration dans un système de sécurité routière plus étendu nécessitent également une réflexion sur leur acceptabilité sociale et leur efficacité réelle.

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Les collectivités localisées à l’échelle territoriale pourraient prendre une part plus active dans cette expansion des radars nouvelle génération. La loi de décentralisation adoptée en 2022 leur donne la possibilité d’installer ces dispositifs à leurs frais. Cependant, la répartition des revenus issus des amendes reste encore à définir, et leur partage avec l’État n’est pas complètement tranché. De ce fait, la mise en service effective de ces radars à l’échelle locale pourrait ne pas intervenir avant 2028. En conséquence, le calendrier initial du projet de budget pour 2027 présente de nombreuses incertitudes, liées notamment à d’éventuels retards dans leur déploiement, à l’obtention des homologations techniques ou aux arbitrages financiers qui restent à préciser.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.