Depuis l’année 1996, la réglementation dite loi Carrez oblige à faire apparaître précisément la surface habitable du lot lors de la vente d’un bien en copropriété. Que ce soit un appartement, un local professionnel ou commercial, cette obligation est en vigueur pour garantir une information claire aux futurs acquéreurs.
Il est important de noter que cette obligation ne concerne pas les maisons individuelles, sauf si ces dernières font partie d’un lotissement en copropriété, comme pourrait l’être une maison jumelée ou une résidence en copropriété horizontale.
Cette législation a été instaurée dans le but d’éviter que des vendeurs exagèrent la surface de leur propriété pour augmenter sa valeur sur le marché. La superficie privative est également essentielle pour la répartition des charges de copropriété, qui se base sur cette donnée pour répartir les dépenses communes de manière équitable.
Comment déterminer la superficie d’un bien immobilier ?
Selon les dispositions de la loi Carrez, la superficie d’un logement ou d’un local commercial correspond à la somme de toutes les surfaces de plancher des pièces closes et couvertes, à condition que leur hauteur sous plafond d’au moins 1,80 mètre soit respectée. Autrement dit, seules les parties ayant une hauteur suffisante pour être habitables ou utilisables comptent dans le calcul.
Pour effectuer cette estimation, il faut soustraire des surfaces totales celles occupées par les éléments structurels tels que les murs, les cloisons, les escaliers, les gaines techniques ainsi que les ouvertures comme les portes et fenêtres. Ces surfaces ne sont pas prises en compte dans le calcul pour respecter la précision exigée par la loi.
Les éléments à considérer dans la superficie à mesurer comprennent principalement :
– Les espaces de rangement intégrés dans l’appartement, tels que les placards encastrés.
– Les combles dont la hauteur minimale de 1,80 mètre est atteinte.
– Les sous-sols aménagés qui respectent cette même hauteur.
– Les vérandas et loggias complètement closes et couvertes, excluant celles qui font partie du domaine commun.
En revanche, certains espaces sont exclus du calcul, notamment :
– Les garages.
– Les places de stationnement.
– Les jardins et zones extérieures.
– Les caves ou espaces de stockage non aménagés.
– Les balcons ou terrasses qui sont ouverts.
– Tout espace dont la hauteur est inférieure à 1,80 mètre, que ce soit en sous-sol, en combles ou ailleurs.
Comment mesurer soi-même la superficie ?
La loi Carrez ne requiert pas nécessairement l’intervention d’un professionnel pour mesurer un bien destiné à la vente. Le propriétaire peut effectuer lui-même cette opération, à condition de respecter strictement les méthodes de calcul prévues par la réglementation. À cette étape, une grande rigueur est essentielle pour obtenir une donnée fiable.
Néanmoins, recourir à un diagnostiqueur spécialisé présente l’avantage d’assurer une précision optimale. La mesure effectuée par un professionnel offre une garantie de fiabilité, valable indéfiniment, sauf si des travaux modifient la configuration du logement, comme par exemple la création d’une nouvelle cloison ou l’ajout d’un étage.
Le diagnostic loi Carrez est valable pour toute la durée de vie du bien, et doit simplement être renouvelé si des modifications significatives impactant la superficie sont entreprises. Par exemple, la suppression ou l’ajout de murs, de portes ou encore l’agrandissement d’une pièce nécessitent une nouvelle mesure officielle pour garantir que la superficie indiquée reste correcte.
Que se passe-t-il en cas d’erreur lors du calcul ?
En cas d’omission ou d’erreur dans la détermination de la superficie, des conséquences juridiques peuvent en découler. Si l’écart entre la surface réelle et celle déclarée par le vendeur dépasse 5 %, l’acheteur dispose d’un délai d’un an à compter de la signature de la vente pour demander une réduction du prix de vente, ou même pour faire annuler la transaction si la surface sous-estimée était significative.
Dans le cas où cette différence est inférieure à 5 %, aucune action ne peut être exercée, ni par l’acheteur ni par le vendeur. Il est donc crucial de procéder avec précision pour éviter d’éventuels litiges ou risques financiers.
Par ailleurs, si la superficie réelle s’avère plus grande que celle annoncée, le vendeur ne peut pas exiger de surpaiement de la part de l’acheteur. Il est primordial que la mesure soit correcte dès le départ, afin d’assurer une transparence totale lors de la transaction immobilière.






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Comment bien calculer la surface de votre bien en copropriété ?