Atelier à l’abbatiale d’Ottmarsheim : de la terre brute à l’objet fini

Sophie Lambert

Une initiation tactile à la sculpture en argile

Marièle Gissinger a débuté l’atelier en invitant les participants à explorer la texture de l’argile à travers une phase de malaxage approfondi. Ensuite, elle les a guidés dans la création de formes volumétriques en leur demandant de transformer une sphère en forme de cube, pour finir par façonner un œuf. La terre, souvent roulée sous la paume, pétrie et aplatie, était manipulée avec soin par l’ensemble des participants qui semblaient totalement absorbés par cette démarche. Marièle Gissinger insistait particulièrement sur l’importance du ressenti dans la manipulation : chaque forme sollicitait des gestes distincts, soulignant ainsi la nécessité d’une approche différente selon la forme à réaliser.

Les familles plongées dans la démarche artistique

Hugues, Anne-Catherine, et leur jeune fils Alexis, âgé de 13 ans et résident à Kembs, avaient décidé de se laisser porter par l’ambiance du lieu pour donner vie à leur création. Alexis, enthousiaste, exprimait son plaisir à s’essayer à cet art : « J’aime beaucoup les arts », disait-il avec sourire. Par ailleurs, Nicole, Raphaëlle et Grégoire, qui étaient venus en famille accompagnés d’une amie, avaient initialement choisi de participer à cette animation gratuite avant de s’engager dans une visite guidée à motif théâtral de l’abbatiale, prévue après l’atelier.

Le défi créatif : transformer la terre en œuvre d’art

Le moment clé arrivait : la phase de création proprement dite. La sculptrice invitait chaque participant à émietter une portion d’argile puis à assembler ces petits morceaux pour constituer un volume. L’exercice suivant consistait à envisager une forme ou une pièce à partir de cette création en utilisant l’idée de formes familières que l’on peut voir dans les nuages. L’objectif était de stimuler l’imagination tout en utilisant la terre comme support et langage.

Un processus d’expression parfois incertain

Les idées ne surgissaient pas instantanément chez tous, certains reprenant même leur travail à zéro, ce qui était tout à fait normal dans un tel contexte. L’essentiel était que la démarche créative était engagée. Pendant ce temps, Marièle Gissinger circulait parmi les participants, leur offrant conseils et encouragements pour faire évoluer leur projet et leur apporter un regard critique constructif. À travers cette démarche, chacun pouvait expérimenter à son rythme, sans pression, dans une ambiance conviviale et inspirante.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.