Selon les données du ministère de la Santé, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait atteindre 2,9 millions en 2027, pour grimper à 3,9 millions d’ici à 2050. Le vieillissement démographique pose un défi considérable tant pour la société dans son ensemble que pour les familles, qui doivent souvent accompagner un proche dans cette étape de leur vie.
Lorsque la personne perd en autonomie, plusieurs choisissent de s’installer en résidence pour seniors ou dans un EHPAD, ce qui leur permet de bénéficier d’un encadrement adapté à leurs besoins. Toutefois, beaucoup de seniors préfèrent rester à leur domicile le plus longtemps possible, afin de conserver leurs repères et aussi pour limiter les dépenses. Selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, le coût moyen d’un hébergement en EHPAD s’élève à 2620 € par mois, et le total pour un couple peut même doubler ce montant.
Pour répondre à cette volonté de continuer à vivre chez soi, l’option d’adapter son logement pour faire face à la perte d’autonomie devient de plus en plus prisée et accessible. « Modifier son habitat pour accommoder une perte d’autonomie représente un enjeu collectif. Cela correspond à la majorité des aspirations des Français à vieillir dans leur domicile, tout en étant souvent plus économique que l’emménagement en établissement », indique Thierry Abriat, directeur général d’illiCO travaux. La société propose des services d’aménagement pour accompagner la perte d’autonomie, en gérant l’ensemble des travaux nécessaires.
Comment rendre son logement plus accessible ?
Parmi les modifications à moindre coût, on trouve notamment l’installation de barres d’appui et de mains courantes. Celles-ci peuvent être placées dans les zones cruciales du logement telles que la douche, la baignoire, près du lit ou dans l’escalier. Un autre aménagement pratique et économique consiste à améliorer l’éclairage. La mise en place d’éclairages automatiques ou de commutateurs lumineux peut être particulièrement bénéfique, surtout pour prévenir les chutes pendant la nuit. Il est également recommandé d’enlever les tapis ou autres revêtements de sol qui peuvent devenir des obstacles ou rendre la surface glissante, augmentant ainsi le risque de chute.
Il existe d’autres travaux qui, tout en impliquant des coûts supplémentaires, peuvent favoriser le maintien à domicile des personnes âgées. Par exemple, remplacer une baignoire par une douche plus accessible, surélever un WC pour en faciliter l’utilisation ou encore élargir les passages en supprimant les seuils afin de permettre le passage en fauteuil roulant. Dans certains cas, des modifications plus lourdes peuvent s’avérer nécessaires, comme l’installation d’un monte-escalier si les chambres se trouvent à l’étage, ou d’un ascenseur intérieur, pour garantir un déplacement fluide entre les niveaux.
Quelles aides financières sont disponibles ?
Bien que ces travaux d’aménagement puissent représenter un coût non négligeable, divers dispositifs existent pour soutenir financièrement ces interventions. Le service MaPrimeAdapt’ permet, par exemple, aux propriétaires comme aux locataires âgés d’au moins 70 ans de bénéficier d’une subvention pour réaliser ces travaux, dans la limite d’un plafond de 22 000 €. Cette aide peut couvrir aussi bien l’aménagement intérieur que l’adaptation des espaces extérieurs, telles que l’installation de rampes d’accès. Par ailleurs, l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) peut également être mobilisée pour financer une partie des coûts, tandis que plusieurs collectivités locales proposent des dispositifs spécifiques ou un accompagnement pour faciliter la mise en œuvre de ces aménagements.






