Voici la réécriture de l’article avec un titre, en conservant la structure et en reformulant chaque paragraphe pour éviter toute duplication :
Étude nationale sur le respect du consentement en gynécologie : un constat inquiétant
Une enquête menée à l’échelle nationale a recueilli les témoignages de plus de 10 000 personnes en France, dans le but d’évaluer la prise en compte du consentement lors des soins gynécologiques. Réalisée entre la fin juillet et la fin décembre 2025 par l’association StopVOG, cette étude s’appuyait sur un questionnaire diffusé en ligne. Son objectif principal était d’analyser la manière dont le respect du consentement, l’information communiquée, ainsi que les droits des patientes, sont appliqués dans les consultations gynécologiques. La recherche s’intéressait également aux violences obstétricales et gynécologiques, aux discriminations dont sont victimes certaines personnes, ainsi qu’à l’impact de ces expériences sur la santé et la volonté de recourir à des soins.
Une femme sans diagnostic médical spécifique réalise en moyenne près de cinquante consultations gynécologiques tout au long de sa vie. Ce chiffre témoigne de la fréquence élevée des visites médicales liées à ces soins, même en l’absence de problème de santé déclaré.
Les limites du respect du consentement en gynécologie soulignées par l’étude
L’enquête met en évidence une situation préoccupante : une grande majorité de répondantes, près de 81 %, ont rapporté avoir vécu au moins une situation où leur consentement a été ignoré ou bafoué lors d’un examen gynécologique. Cette fréquence élevée traduit une problématique importante concernant le respect des droits des patientes lors des soins.
Les résultats montrent qu’une large partie des femmes souhaitent que la démarche du consentement devienne systématique et davantage formelle. En effet, presque 90 % d’entre elles expriment le souhait que chaque examen nécessite une sollicitation claire et répétée pour obtenir leur accord préalable. De plus, près de 69 % indiquent avoir ressenti un malaise, un choc ou une blessure psychologique liée à une attitude, un geste ou à des propos lors d’une consultation gynécologique.
Une proportion significative de femmes, soit près de la moitié, déclare avoir été victime de violences obstétricales ou gynécologiques au cours de leur vie. Plus précisément, 45,1 % des répondantes ont raconté avoir vécu une telle expérience, révélant la fréquence de ces dysfonctionnements.
L’impact de ces agressions ou abus ne se limite pas à l’expérience immédiate. Plus de la moitié des femmes, environ 53 %, assurent que ces violences ont porté atteinte à leur suivi médical. Cette disruption dans la relation avec leur praticien a souvent des répercussions durables sur leur santé globale et leur confiance envers le système de soin.
Les situations les plus alarmantes concernent des atteintes graves au principe du consentement, rapportées par plus de 56 %, en évoquant des cas pouvant s’assimiler à des violences sexuelles. Parmi ces cas, on trouve notamment des examens réalisés sans qu’on ait informé la patiente au préalable (26,4 %), des gestes effectués sous contrainte ou par sentiment d’obligation (31,7 %), ou encore des procédures effectuées malgré une demande explicite d’arrêt en raison de la douleur ou de la volonté d’interrompre l’examen (51,3 %). Dans certains cas, des actes ont été réalisés contre un refus clairement exprimé, représentant 4 % des témoignages.
Les conséquences psychologiques des violences obstétricales et gynécologiques se manifestent aussi par un risque accru de trouble de stress post-traumatique. Parmi celles qui ont déclaré avoir vécu une telle expérience, 5,44 % présentent un profil compatible avec ce trouble, contre seulement 0,21 % chez celles qui n’en ont pas fait état.
Les praticiens cités comme responsables de ces abus sont majoritairement des gynécologues, mentionnés dans près de 40 % des cas par les enquêtées. D’autres professionnels de santé, tels que diverses catégories de médecins, les sages-femmes, mais aussi des internes, étudiants, infirmiers, puéricultrices, ostéopathes ou kinésithérapeutes, sont aussi évoqués dans certains témoignages.
Recommandations pour améliorer la pratique médicale en gynécologie
Il est essentiel de connaître et de respecter certaines recommandations pour garantir de bonnes pratiques médicales dans le domaine gynécologique. La Haute Autorité de santé recommande notamment que le frottis cervical ne soit réalisé qu’à partir de l’âge de 25 ans. Cependant, selon cette enquête, près de 67 % des répondants déclarent avoir effectué leur premier frottis avant cet âge, ce qui soulève des questions concernant la conformité aux recommandations.
Par ailleurs, il est important de rappeler que lors d’un premier rendez-vous, l’examen gynécologique ne doit pas être systématique. Il doit faire l’objet d’une justification médicale claire, d’une explication détaillée à la patiente ou au patient, et doit toujours recevoir un consentement éclairé et volontaire.
Ce rapport met en lumière la nécessité d’un changement vers une pratique plus respectueuse et éthique des soins gynécologiques, afin de réduire le risque de traumatismes et de garantir l’exercice du droit au consentement pour chaque patiente.






