Une nouvelle saison culturelle commence au quartier des Pins à Haguenau

Sophie Lambert

Reprise des activités artistiques et culturelles dans le quartier des Pins

Les manifestations artistiques telles que les spectacles et concerts reprennent désormais dans le secteur des Pins. Après l’ouverture de la saison au théâtre municipal de Haguenau, c’est désormais au tour du centre socioculturel (CSC) Robert Schuman de lancer son programme culturel pour la nouvelle saison. Avec une sélection soigneusement élaborée, l’équipe en charge a voulu renouveler son offre afin d’attirer et de satisfaire autant que possible les habitants du quartier, mais aussi les Haguenoviens en général. Julien Baracat, chargé de la cohésion sociale et culturelle, précise à ce propos : « La sélection a été pensée pour tenter de satisfaire un public très diversifié. Toutefois, notre principale cible reste les familles. » La détermination de proposer un programme varié témoigne de l’envie de toucher un large éventail de spectateurs tout en veillant à répondre aux attentes principales de la communauté locale.

Organiser des rencontres entre artistes et spectateurs

Au-delà de la simple organisation de spectacles, le CSC Robert Schuman s’investit aussi dans la création d’espaces d’échanges entre le public et les artistes, notamment via des ateliers destinés aux enfants et animés par des intervenants artistes. Julien Baracat souligne que cette formule rencontre un vrai succès, car elle favorise la construction de liens solides : « Ce ne sont pas seulement des moments passés à vivre un spectacle, c’est aussi une opportunité de créer du lien. Cela permet également aux artistes et aux organisateurs de tirer davantage profit de leur expérience. Par exemple, le 14 octobre, une représentation intitulée ‘Le Chat peintre’, inspirée d’une bande dessinée, sera suivie d’une séance de lecture, puis d’un atelier de dessin où les œuvres réalisées serviront de décor à la scène. Ces initiatives, simples mais efficaces, apportent une grande satisfaction tant au public qu’aux artistes, qui sont en demande de ce type d’interactions. Il y a une véritable mise en relation qui s’opère, et c’est très positif. »

Une programmation régulière pour tous les goûts

Tout au long de l’année, l’offre culturelle sera étoffée et diversifiée. Un spectacle de Noël est prévu pour le 16 décembre, mettant en scène la compagnie Sémaphore avec la pièce intitulée Les mains sucrées de Liesel. Le début d’année sera marqué par une animation musicale pour enfants, le 20 janvier, baptisée Boum pour mômes, qui proposera un univers coloré et rythmé, avec des chansons entraînantes pour faire danser les plus jeunes. Ensuite, le 17 février, la compagnie Conte en Ombres présentera Rosalune, un spectacle de théâtre d’ombres. Cette série d’événements vient compléter une série de concerts, notamment celui programmé le 1er décembre avec la Maîtrise Sainte-Philomène, ainsi que plusieurs événements festifs tout au long de l’année comme la Fête de la soupe, prévue pour le 6 novembre.

L’engagement pour l’art urbain : le projet Colorama

La saison culturelle ne se limite pas aux spectacles : elle s’inscrit également dans la continuité du projet Colorama, lancé il y a quelques années pour rapprocher les habitantes et habitants de Haguenau ainsi que les artistes graffeurs, qu’ils soient professionnels ou amateurs. L’objectif principal reste d’embellir la ville en lui apportant une touche artistique urbaine. Julien Baracat explique que ce projet vise à « embellir le cadre de vie des quartiers, souvent bétonnés, en y ajoutant des œuvres d’art urbain ». À cet effet, en juin prochain, l’équipe du centre souhaite accueillir l’artiste Dan23 pour qu’il réalise une fresque sur la façade principale de la Maison de quartier. Avant cela, l’artiste aura l’occasion de rencontrer les résidents locaux. La philosophie du projet repose sur l’ouverture, la transparence et le partage, car toute initiative artistique qui s’inscrit dans cette démarche doit rester accessible et participative pour être pleinement réussie.

Sophie Lambert

Sophie Lambert

Née à Colmar et passionnée par les enjeux sociaux et environnementaux, j’ai choisi le journalisme pour donner la parole à celles et ceux qu’on n’entend pas. Je crois en une presse locale libre, engagée et accessible à toutes et tous.